Rodéo: le Festival western de Saint-Tite prêt à se défendre

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Les organisateurs du Festival western de Saint-Tite veulent démontrer que les animaux qui participent aux rodéos sont bien traités.

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(Saint-Tite) Les rodéos sont le coeur et l'âme du Festival western de Saint-Tite. Dès la première édition de ce rendez-vous annuel qui célèbre cette année son 50e anniversaire, les foules s'étaient déplacées pour voir des cowboys se mesurer à des animaux.

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Afin de démontrer que le bien-être animal est respecté, le Festival western de Saint-Tite a tourné des capsules vidéo samedi. On voit ici le vétérinaire, Dr Pierre Tardif, lors d'une simulation d'examen sur un cheval.

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Un cow-boy en action au Festival western.

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Et ce week-end lors des deux rodéos de la finale canadienne de l'IPRA présentée à Saint-Tite, cet engouement était toujours aussi vivant. Il est donc évident que la demande d'injonction visant à faire interdire le rodéo prévu dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal déposée par Alain Roy inquiète les organisateurs du Festival western.

Le professeur à la Faculté de droit de l'Université de Montréal prétend que les rodéos ne respectent pas la nouvelle loi sur le bien-être animal. Si cette injonction est accordée, est-ce qu'elle pourrait éventuellement s'appliquer à l'ensemble des rodéos de la province? Une option qui inquiète les organisateurs du Festival western. Dès ce lundi, un juge doit être saisi de cette question.

«Nous prenons ça très au sérieux. Nous avons travaillé fort toute la semaine avec nos avocats pour faire valoir que nous ne contrevenons pas à la loi [sur le bien-être animal]», affirme le directeur général du Festival western, Pascal Lafrenière. «Les gens qui se sont donné la peine de venir voir un rodéo comprennent que nous ne maltraitons pas nos animaux.»

Cette demande d'injonction vise une culture et toute une industrie, estime Pascal Lafrenière. «L'industrie du rodéo et des festivals westerns et country, ce sont des millions de retombées par année au Québec. Il y a 25 rodéos par été au Québec organisés par des bénévoles. Ils font en sorte que ça bouge dans leur village. Ils s'impliquent pour mettre en valeur la culture des rodéos.»

Le Festival western de Saint-Tite sera représenté par un avocat lundi en cour. Cette comparution devrait toutefois prévoir les prochaines dates de comparution où la cause sera entendue et débattue. «Nous mobilisons les associations de rodéos pour démontrer que ce que nous faisons, on le fait bien», soutient Pascal Lafrenière.

Abattre des mythes tenaces

Alors que la finale canadienne de l'IPRA était présentée aux grandes estrades de Saint-Tite samedi soir et dimanche après-midi, des capsules vidéo étaient tournées afin de permettre à ceux qui ne connaissent pas les rodéos de s'y familiariser.

Animées par Marcel Bouchard, ces cinq capsules seront diffusées sur le site Internet et la page Facebook du Festival western permettra de mieux comprendre le protocole de bien-être animal appliqué lors des rodéos.

«Les capsules étaient déjà planifiées depuis un certain temps», précise le directeur général du Festival western. «Même si nous avons 600 000 visiteurs par année, des mythes perdurent encore. Au niveau technique, les gens ont encore des choses à apprendre.»

Parmi les mythes qui ont la couenne tenace, il y a notamment celui qui veut qu'on serre les testicules des chevaux et des taureaux sauvages. Or, cela n'est nullement le cas.

«Dans 98 % des cas, les chevaux utilisés dans les rodéos sont des juments ou des mâles castrés, comme la majorité des chevaux de randonnée au Québec», note Pascal Lafrenière qui ajoute que les fils barbelés et les chocs électriques ne sont pas utilisés sur des animaux de rodéos.

Le Dr Pierre Tardif connaît bien ces mythes tenaces entourant le traitement des animaux de rodéos. Ce médecin vétérinaire travaille auprès des animaux des rodéos de Saint-Tite et des chevaux de course de l'hippodrome de Trois-Rivières. Il participe également aux capsules vidéo tournées par le Festival western.

«J'ai entendu justement le mythe des testicules samedi matin à la radio alors qu'il était question de l'injonction. C'est complètement faux. Ce n'est que des rumeurs et des choses pour justifier l'injonction», dénonce le vétérinaire. «Il n'y a pas du tout de choses qui sont faites pour nuire à la santé et au bien-être des animaux.»

Le Dr Tardif soutient que l'industrie du rodéo est très soucieuse de donner une bonne image en ce qui concerne le bien-être animal.

«Les animaux sont traités tout le temps de façon correcte. Ils sont examinés avant chaque compétition. Ils doivent être exempts de blessures, de plaie et de boiterie», note le médecin vétérinaire.

«Lors du festival, il y a tout le temps trois vétérinaires de présents pour faire les examens et lors des compétitions pour intervenir en cas d'urgence. Nous avons tout le matériel à la fine pointe pour intervenir correctement. Nous pouvons faire notamment des radiographies, des échographies et de l'endoscopie.»

Lors des rodéos de ce week-end, l'annonceur maison, Michel Corbière, a invité les spectateurs à se rendre sur la page Facebook des Productions Wild Time, l'équipe derrière les compétitions, et signer la pétition pour le maintien de ce sport.




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