La pluie s'invite au Festival western de Saint-Tite

À la fin du défilé, Dame Nature s'est... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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À la fin du défilé, Dame Nature s'est mise de la partie, déversant sur des spectateurs bien préparés quelques millimètres de pluie.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Le seul char allégorique que les milliers de personnes massées le long des rues à Saint-Tite ne voulaient pas voir venir s'est finalement pointé le bout du nez: celui de Dame Nature. Vers 14 h, dimanche, après un peu moins d'une heure de défilé, une pluie drue est finalement tombée sur les spectateurs, dont la plupart étaient, heureusement, munis d'un couvre-chef à larges bords.

«Ça sert à ça un chapeau, se protéger du soleil et de la pluie», formule avec humour le directeur général du Festival western de Saint-Tite (FWST), Pascal Lafrenière. Ce dernier avoue que les nuages qui menaçaient, toute la journée, de crever dans le ciel, ont certainement coupé la motivation de plus d'un amateur. Sur le plancher des vaches, les plus prudents avaient prévu le coup. Au pied carré, il y avait certainement autant de parapluies que de chapeaux à l'événement phare de la première fin de semaine du FWST: le plus grand défilé à traction animale au Canada. Un peu plus de 300 chevaux ont ainsi paradé devant une foule conquise à l'avance, mais surtout à couvert derrière des imperméables de fortune.

Les chevaux de trait et autres percherons étaient, pour l'occasion, décorés, endimanchés, la queue peignée, tressée, coupée courte, la selle des cavaliers bordée d'or ou de chrome.

Pendant plus d'une heure, les charrettes et les chars ont défilé à la queue leu leu, un spectacle qui a visiblement trouvé le chemin du coeur de la foule, malgré quelques longueurs entre les tableaux. Entre autres vedettes de la parade: la cabane à sucre de Nathalie Simard, le Festival de la galette de Louiseville, la Ville de Saint-Tite, tenue en bride par le maire André Léveillé, la carriole du député de Trois-Rivières et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean-Denis Girard, le char des personnages de Caillou et de Mousseline qui a éveillé les yeux des plus petits. Certains parents, en retour, avaient encore les paupières collées de la veille.

Et pour cause, car la première fin de semaine du FWST aura cassé la baraque, à quelques planches près. À vue de nez, le directeur général estime que les journées de vendredi et de samedi ont été les plus achalandées de mémoire d'homme.

«Ce n'est pas scientifique, mais selon notre expérience, vendredi soir, il y avait plus de gens qu'à l'habitude, samedi également», croit M. Lafrenière. Les deux spectacles de Renée Martel et compagnie ont affiché complet, idem pour les deux rodéos de samedi et la finale de dimanche. Sans compter les artères piétonnières noires de monde, la musique country à chaque coin de rue, les restaurants rapides en abondance et la chance... un peu partout sur l'asphalte. Car tradition oblige, les chevaux sont invités à trotter ici et là parmi la foule, semant derrière leurs sabots des souvenirs de compost naturel.

«On est très satisfait du début du Festival, ça répond à nos attentes, les gens sont là. Lorsqu'on prépare notre programmation, on est confiant que les gens vont venir, mais concrètement, c'est comme pour les élections, on peut avoir plein de sondages, mais est-ce que les gens vont se présenter à la billetterie? La réponse, c'est oui», illustre M. Lafrenière. «Les chapiteaux, les bars, notre boutique, tout est plein. La vraie réponse au sondage, c'est ça.»

Pour Marco Bélanger, qui a dirigé le FWST lors des 35e et 36e éditions, l'événement vieillit très bien et se dirige au galop vers son 50e anniversaire. «Le Festival sait se renouveler d'année en année. D'autant plus que le rodéo, c'est rendu un must incroyable. Avec la qualité des riders qui viennent ici, on n'a rien à envier d'ailleurs en Amérique. Ça augure bien pour le 50e», mentionne l'actuel directeur général de l'Office municipal d'habitation de Trois-Rivières, rencontré dans la section loge des grandes estrades.

Un son de cloche repris en écho par le candidat libéral dans Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne. Celui qui sillonne depuis près de deux ans une circonscription plus grande que la Belgique, aura retrouvé toute sa «gang», l'espace d'une fin de semaine, dans un enclos de deux kilomètres carrés.

«Quand le Festival va bien, Saint-Tite va bien, quand Saint-Tite va bien, Mékinac va bien, quand Mékinac va bien, la Mauricie va bien», souligne-t-il en rappelant que le FWST, c'est 600 000 visiteurs par année, 48 millions $ de retombées économiques, dont 500 000 $ directement dans les coffres du milieu communautaire.

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