Tout a commencé à Trois-Rivières...

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Alain Naud garde de précieux souvenirs de son enfance et de son adolescence dans la région, notamment comme ancien du Séminaire Saint-Joseph, son «alma mater» qui a contribué à être l'homme qu'il est devenu.

Le Soleil

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Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Québec) «Il existe une théorie psychanalytique voulant qu'on ne choisit jamais une profession au hasard», fait savoir en souriant le docteur Alain Naud. Selon sa compréhension, devenir médecin serait une façon inconsciente de juguler la peur de la mort...

Alain Naud est né à Saint-Alban, dans la maison de ses grands-parents. «Mais je ne suis pas si vieux que ça!», précise en riant l'homme de 56 ans qui, à l'âge de 3 ans, est déménagé à Trois-Rivières avec ses parents et son frère.

Le fils aîné d'un pilote de la voie maritime du Saint-Laurent a grandi sur le boulevard des Chenaux, dans le quartier Saint-François d'Assise. Alain Naud garde de précieux souvenirs de son enfance et de son adolescence dans la région, notamment comme ancien du Séminaire Saint-Joseph, son «alma mater» qui a contribué à être l'homme qu'il est devenu.

C'est également à Trois-Rivières qu'est née sa passion du soccer, un sport qui n'avait pourtant pas la cote dans les années 70.

Le jeune Alain et ses compagnons de jeu faisaient figure d'extraterrestres aux côtés des jeunes qui n'en avaient que pour le baseball et les Expos.

Après ses études au Cégep de Trois-Rivières, Alain Naud a pris la direction de l'Université Laval où il a amorcé ses études en médecine.

Après trois ans de théorie et avant d'entreprendre deux années de stages cliniques et une autre de résidence, le Trifluvien a pris la direction de l'Ouest canadien et de l'Europe.

Ce temps d'arrêt à travailler et à voyager lui a permis de voir le monde et de revenir plus décidé que jamais à devenir un médecin de famille.

C'est dans une clinique de la 4e Rue, à Shawinigan, qu'Alain Naud a soigné ses premiers patients. «J'ai adoré ça!», raconte le père de trois enfants dont les deux plus vieux ont décidé de suivre ses traces en étudiant à leur tour dans le domaine de la médecine.

Le docteur Alain Naud a pris la direction de Québec en 1990 où il occupe depuis plusieurs rôles. Médecin de famille et en soins palliatifs rattaché à l'Hôpital Saint-François d'Assise du CHU de Québec, le Trifluvien d'origine est notamment professeur titulaire de clinique à l'Université Laval.

Son curriculum vitae est volumineux et impressionnant, mais Alain Naud aime rappeler qu'il a travaillé pendant deux ans comme préposé aux bénéficiaires de l'ancienne résidence Joseph-Denys, entre le Cégep de Trois-Rivières et l'Université Laval.

«J'y ai appris le respect des malades et pour savoir ce que leur travail représente, je voue aussi un immense respect aux infirmières et aux préposés aux bénéficiaires», affirme un homme qui, trente ans après avoir choisi la médecine et accompagné plusieurs mourants, continue d'apprivoiser la mort, un passage qui, dit-il, fait partie intégrante de la vie.

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