Sous les projecteurs avec Véro

Julie Bergevin a été choisie parmi près de... (Photo: François Gervais)

Agrandir

Julie Bergevin a été choisie parmi près de 1000 candidatures pour présenter la nouvelle collection «Courbes» de Véronique Cloutier.

Photo: François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y a des moments qui ne s'expliquent pas, où on a la certitude d'être la personne toute désignée pour relever le défi qui se présente ici et maintenant.

C'est ce que Julie Bergevin a ressenti il y a quelques semaines, en apprenant que l'animatrice et femme d'affaires Véronique Cloutier lançait un concours de mannequin à travers le Québec.

La Trifluvienne n'a fait ni un ni deux et a posé sa candidature. Elle était faite sur mesure pour présenter la nouvelle ligne de vêtements féminins dont le nom - Courbes - dissipe toute ambiguïté. Julie Bergevin a une taille forte, mais plus encore, elle affiche une confiance qui lui va à ravir.

La dame de 38 ans a eu raison de suivre son instinct. Avec deux autres femmes (Mélanie Caro de Sherbrooke et Céline Chouinard de Longueuil), elle vient d'être choisie parmi près de 1000 participantes pour présenter la collection de Noël. Un cadeau en avance pour celle qui souhaite être un modèle à suivre.

Julie Bergevin a toujours aimé bien paraître en s'habillant au goût du jour. Or, pour celle qui doit porter des vêtements de type «taille plus», le choix demeure limité.

À force de patience et de chercher parmi les étalages, Julie réussit toujours à être à la mode. Elle est surtout la preuve qu'avoir un look, un style et une belle apparence, c'est d'abord et avant tout une question d'attitude.

«Tu as l'air bien dans ta peau. Tu a l'air heureuse», lui disent souvent ses amis et collègues.

Julie Bergevin enseigne au Collège Laflèche, en techniques d'éducation à l'enfance. Ses groupes sont plus que majoritairement composés d'étudiantes âgées entre 17 et 24 ans, des jeunes femmes sur qui l'enseignante exerce une influence évidente.

Femme de terrain, Mme Bergevin se fait un devoir d'appuyer son enseignement d'expériences professionnelles et personnelles. Elle s'applique également à leur démontrer que peu importe le poids affiché sur le pèse-personne, il est possible de se sentir belle dans sa tête et dans son corps.

«Je ne vais jamais enseigner de façon négligée. Je suis toujours bien arrangée. J'ai des étudiantes qui habillent aussi du taille plus et qui me scannent quand j'entre dans la classe. Elles regardent ce que je porte et comment je me maquille. Je sais que pour certaines d'entre elles, je peux être l'exemple d'une adulte qui réussit.»

C'est ce que Julie Bergevin a tenu à faire valoir aux responsables du concours de mannequin à qui elle devait joindre quelques photos susceptibles de se retrouver entre les mains de Véronique Cloutier, une femme qui transforme tout ce qu'elle touche en succès.

Mme Bergevin apprécie le concept beau, bon et abordable des collections Véro offertes dans les magasins l'Aubainerie. La maman a l'habitude de s'y rendre avec sa fille de 11 ans. Sur place, Julie en profite pour reluquer des trucs du côté des dames, mais rares sont les fois où elle a déniché des vêtements ajustés à sa taille.

Ce sera possible à compter du 12 novembre, date de lancement de la collection Courbes. Des photos mode de Julie Bergevin en feront l'annonce en grande pompe.

En apprenant qu'elle avait été choisie pour être mannequin de la ligne de vêtements pour femmes rondes, elle s'est empressée d'appeler tout son monde pour communiquer sa joie. «C'est moi qui l'ai eu! C'est moi qui l'ai eu!»

Quelques jours plus tard, la Trifluvienne du secteur Cap-de-la-Madeleine recevait une boîte de vêtements par la poste, question de vérifier ses mensurations en prévision du jour J: la séance photo à Montréal.

Julie Bergevin et les deux autres gagnantes ont été accueillies comme des vraies professionnelles. La designer Chloé Marineau les attendait avec une pile de jupes, robes et chemisiers. Comme par enchantement, tous les vêtements enfilés par la Trifluvienne lui allaient comme un gant. Semblable à une enfant laissée en liberté dans un magasin de jouets, Julie s'est prêtée à l'exercice avec bonheur, profitant au passage des conseils du maquilleur attitré de Véronique Cloutier.

Parlant de son idole, Julie n'a pas été déçue. «Véro», comme se plaisent à l'appeler ses nombreuses admiratrices, est comme elle se l'imaginait, simple, généreuse et attentionnée.

En créant une ligne de vêtements pour les femmes rondes, Véronique Cloutier et sa designer ont eu la délicatesse de faire disparaître le X sur les étiquettes.

Les personnes qui s'habillent dans les boutiques pour tailles fortes savent de quoi il en retourne ici. Les grandeurs (1X, 2X, 3X, etc.) se distinguent souvent par une lettre qui fait nécessairement allusion au mot extra, dans le sens de surplus de poids. Courbes a décidé de s'en passer et Mme Bergevin trouve que c'est une excellente idée.

La Trifluvienne ne sait pas si Véro fera de nouveau appel à ses services de mannequin. Elle adorerait, mais pour le moment, Julie Bergevin a l'intention de continuer de se présenter telle qu'elle est et ça, ça ne se démode pas.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer