De l'espoir pour un citoyen de Maskinongé

Louise Dauphinais et André Baril reviennent tout juste... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Louise Dauphinais et André Baril reviennent tout juste de l'Allemagne où le citoyen de Maskinongé a subi des traitements contre le cancer. Les premiers résultats sont très encourageants.

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Au moment où Martine Duguay, 37 ans, débarque en Allemagne avec l'espoir de remporter une manche contre le cancer qui s'étend dangereusement, André Baril, 69 ans, en revient plus en forme qu'avant de partir. L'espérance fait vivre.

La semaine dernière, le résident de Maskinongé a été traité, lui aussi, par le docteur Thomas Vogl. C'était la deuxième fois qu'il se présentait à Francfort en deux mois. M. Baril y retournera en novembre et peut-être, aussi, en janvier.

M. Baril est très encouragé. Après ses deux premiers traitements de chimio-embolisation, en août dernier, il apprenait que la masse cancéreuse sur son foie avait diminué de moitié.

«C'est incroyable, mais c'est ça pareil! Ici, il n'y avait plus rien à faire pour lui», raconte sa femme, Louise Dauphinais. 

Après un premier diagnostic de cancer colorectal, il y a quatre ans, l'homme de Maskinongé a été rattrapé par un redoutable cancer du foie. C'en est suivi la chimiothérapie, un marathon de 42 traitements au terme duquel André Baril croyait bien obtenir la victoire. 

Comme pour Martine Duguay, le menuisier à la retraite de la Commission scolaire de l'Énergie a plutôt eu droit au verdict irrévocable: «On ne peut plus rien faire pour vous.»

Ici, peut-être pas, mais en Allemagne, peut-être que oui. 

Solidaires face à la maladie, les familles Baril et Dauphinais se sont réunies pour trouver le financement qui permettrait à André de se rendre en Allemagne. Les Cousins Branchaud, un groupe de musique traditionnelle et folklorique, sont les vrais cousins de M. Baril. Ils ont organisé une collecte de fonds pour lui permettre d'aller se faire soigner par le docteur Volg.

«Ça coûte facilement 15 000 $ par voyage. Il y a les billets d'avion, l'hôtel, les traitements...», énumère Mme Dauphinais. À Francfort, elle a croisé d'autres Québécois qui ont préféré partir plutôt que de se voir dépérir sans rien faire, quitte à laisser leurs économies d'une vie en Allemagne.

«Est-ce qu'on a le choix? Quand les portes se ferment ici, mais qu'une autre s'ouvre ailleurs, tu essaies de l'ouvrir,  même si la porte est en ciment!», illustre Louise Dauphinais qui espère que les traitements du docteur Vogl finiront par être reconnus et offerts au Québec.

Convaincue que ces aller-retour en Allemagne sont la meilleure chose à faire pour son mari, la dame tient à se montrer rassurante envers ceux et celles qui remettent en question les compétences du spécialiste, qui voient en lui un charlatan. «Il n'est pas sur le trottoir avec sa tente! Il nous reçoit dans un hôpital archipropre», dit-elle avec son franc-parler.

Pour donner

Pour aider André Baril à poursuivre ses traitements en Allemagne: http://www.yoyomolo.com/andre-en-allemagne ou encore à cette adresse postale: A. Baril, 92 rue Saint-Luc, Maskinongé, J0K 1N0.

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