Communautés religieuses: un investissement de 15 millions $

La vice-provinciale des Filles de Jésus, soeur Gisèle... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La vice-provinciale des Filles de Jésus, soeur Gisèle Lacerte, le promoteur Guy Dion, la directrice générale de la Résidence Sainte-Famille, Lise Villeneuve, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque et la supérieure générale des Ursulines, soeur Cécile Dionne ont procédé à la pelletée de terre protocolaire.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le projet d'habitation présentement en construction dans le secteur Cap-de-la-Madeleine qui accueillera les membres de trois congrégations religieuses nécessitera un investissement de plus de 15 millions de dollars et entraînera la création d'une cinquantaine d'emplois.

Le promoteur de cet important projet qui se veut un agrandissement de l'actuelle Résidence Sainte-Famille, située aux abords de la rivière Saint-Maurice dans le district Sainte-Madeleine, a présenté, jeudi, les maquettes ainsi que les détails entourant la construction du pavillon qui sera notamment habité par les Filles de Jésus, les Ursulines et les Carmélites.

Le prolongement de l'actuel bâtiment comprendra 134 nouvelles unités de logement qui seront réparties sur six étages, dont environ 115 qui seront destinées aux religieuses. Grâce à cet agrandissement, la direction de l'établissement sera en mesure d'offrir une gamme de services et d'assistance évolutive aux personnes en perte d'autonomie ou avec des troubles cognitifs.

En plus des espaces de vie, qui occuperont plus de 40 %, on retrouvera notamment des unités de soins spécialisés sur les trois premiers étages, une grande salle à manger au quatrième étage, des salons et des balcons communautaires sur chaque étage ainsi qu'une terrasse sur le toit avec un jardin communautaire.

Une promenade avec vue sur la cour intérieure donnant sur des espaces de services dont une pharmacie, un salon de coiffure et des services médicaux sera aménagée au premier étage. La nouvelle construction comptera également une bibliothèque, une salle de conditionnement physique, un endroit destiné aux réceptions ainsi qu'une salle de cinéma. Une suite destinée aux invités des résidents sera également aménagée.

Le promoteur derrière ce projet, Guy Dion, soutient que la décision des trois communautés religieuses de lui faire confiance afin de leur fournir un nouveau milieu de vie a été l'élément déclencheur qui l'a poussé à aller de l'avant. Fait à noter, les religieuses vont partager leur nouvelle demeure avec des résidents laïcs.

«C'est un grand honneur d'avoir été choisi parmi plusieurs autres [promoteurs]. C'est un genre de cadeau du ciel! Ça faisait plus de deux ans et demi que nous discutions avec elles», lance M. Dion.

Ce dernier précise qu'il ne lésinera pas sur les efforts afin d'offrir un endroit convenant parfaitement à ses nouvelles locataires. C'est d'ailleurs dans cette optique qu'il a confié le mandat de la conception à l'architecte Louis Morrissette, qui est reconnu comme étant un spécialiste des résidences pour personnes âgées. L'entrepreneur en construction qui a été choisi a également construit plusieurs édifices destinés aux aînés au cours des dernières années.

Cette résidence sera de plus la première à Trois-Rivières construite selon une nouvelle réglementation stricte concernant les habitations destinées aux personnes âgées.

«Ce sont les normes les plus élevées pour les résidences pour personnes âgées», poursuit Lise Villeneuve, directrice générale de la Résidence Sainte-Famille.

Un déménagement progressif

Selon l'échéancier prévu, les religieuses devraient emménager dans leur nouveau logis à compter de l'automne 2018. Les Ursulines quitteront toutes en même temps le couvent du Vieux Trois-Rivières que leur congrégation occupe depuis 320 ans, soit dès l'ouverture.

Vivant dans le même édifice que les Filles de Jésus depuis maintenant six ans, les Carmélites devraient elles aussi devenir des résidentes du secteur Cap-de-la-Madeleine à l'automne 2018. Les Filles de Jésus déménageront quant à elle progressivement du Kermaria selon les soins requis par leur état de santé. 

«À l'ouverture, seulement les Filles de Jésus ayant besoin de soins et d'assistance seront accueillies», précise Mme Villeneuve.

En ce qui concerne l'avenir des bâtiments qu'occupent présentement les religieuses, les dirigeantes des congrégations ne sont pas en mesure de s'avancer pour l'instant. Chez les Filles de Jésus, la vice-provinciale, soeur Gisèle Lacerte, reconnaît que quelques projets ont été proposés ici et là, mais aucun d'entre eux n'a franchi le stade embryonnaire.

Du côté des Ursulines, il est beaucoup trop tôt pour se pencher sur l'avenir de l'édifice construit sur la rue nommée en leur honneur. Selon la supérieure générale, soeur Cécile Dionne, la priorité est présentement de bien préparer les soeurs à cet important changement et d'encadrer les employés qui perdront leur emploi. 

Rappelons que le couvent des Ursulines aurait besoin de rénovations importantes afin de pouvoir continuer à servir de résidence aux religieuses. C'est d'ailleurs un peu pour cette raison que les Ursulines seront relocalisées toutes en même temps dès que la construction de l'agrandissement de la Résidence Sainte-Famille sera complétée.

«Le couvent est encore en très bon état, mais pour répondre aux normes pour des personnes qui ont besoin de soins médicaux, ça aurait coûté cher. [...] Il aurait fallu déménager nos soeurs pendant les travaux et les ramener après. Nous étions devant des réalités qui nous ont amenées à prendre cette décision», explique soeur Dionne.




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