Automne chaud au municipal

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Le maire de Saint-Prosper-de-Champlain et administrateur de la FQM, Michel Grosleau, en compagnie du président de la FQM, Richard Lehoux, dans les rues de Saint-Tite.

Marc Rochette, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) L'automne s'annonce chaud dans le domaine municipal si l'on se fie aux nombreux dossiers abordés mercredi, à Saint-Tite, par le président de la Fédération québécoise des municipalités, Richard Lehoux, avec les représentants des MRC de Mékinac, des Chenaux et de Maskinongé.

Déjà, la sortie de la FQM pour dénoncer le caractère inacceptable des projets d'orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT) a mené à la création d'un comité de travail.

«Le gouvernement ne doit pas adopter des règles qui concentrent le développement dans quelques grands centres urbains. Il se doit d'agir de concert avec les municipalités lorsqu'il est question d'aménagement du territoire et ces dernières doivent avoir l'autonomie nécessaire pour choisir le meilleur modèle de développement selon leur propre réalité. On sent une ouverture du gouvernement pour corriger le tir mais, à l'avenir, les municipalités doivent être parties prenantes dès l'élaboration des orientations. On évitera ainsi de perdre du temps et on gagnera en efficacité», avait-il déjà fait savoir.

Par ailleurs, la publication au cours de l'été des critères généraux de gestion du Fonds d'appui au rayonnement des régions a suscité aussi son lot de mécontentement chez les mairesses, maires, préfètes et préfets. De nombreuses règles limitent l'utilisation du FARR, en particulier dans le cas des ententes sectorielles où la part du FARR ne peut dépasser 50 % du financement d'un projet.

De plus, le fait que le Fonds de développement des territoires ou toutes autres sommes provenant de la municipalité ou de la MRC soient considérés comme de l'argent public lorsque le bénéficiaire du FARR n'est pas une entité municipale, complexifie à outrance le montage financier des projets qui seront sélectionnés. Et les membres de la FQM réclament toujours que le FARR soit constitué comme un véritable fonds.

«Pourquoi les villes de Québec et de Montréal ont-elles droit à la création d'un Fonds autonome alors que les régions doivent se contenter d'un programme qui verra les sommes non utilisées disparaître chaque année?», demande le président de la FQM. «On veut que le programme devienne récurrent», renchérit le maire de Saint-Prosper-de-Champlain et administrateur de la FQM, Michel Grosleau.

«Si le gouvernement ne voulait pas que les MRC utilisent les montants du FARR, il ne s'y serait pas pris autrement. Ce programme est tellement rendu restrictif qu'il sera très difficile de réussir à réaliser les projets pour le 31 mars, surtout avec les élections municipales qui auront lieu au mois de novembre. Pourtant, lorsque nous avons rencontré le premier ministre au printemps lors de la Table Québec-Municipalités, il nous a assuré que le FARR aurait la flexibilité nécessaire pour que les MRC puissent réaliser leur projet. Il faut que ceux qui définissent les critères refassent leur travail », avait déjà laissé entendre M. Lehoux.

La FQM a également fait connaître son opinion sur le projet de loi no 62 relatif à la neutralité religieuse de l'État. «Si cette loi est adoptée, il faudra qu'elle s'applique à l'ensemble des municipalités. Il ne peut y avoir deux classes de citoyens, ceux des grandes villes et ceux des plus petites municipalités», soutient-il.

En ce qui concerne le gaz de schiste, la FQM réclame toujours l'imposition d'un moratoire de cinq ans sur la fracturation hydraulique. «L'exploration gazière et pétrolière suscite beaucoup d'inquiétudes chez nos citoyens et chez nos élus municipaux, et ce, avec raison. La protection des sources d'eau potable est un souci constant, particulièrement celles en région éloignée où l'approvisionnement provient souvent de puits artésiens», avait déjà affirmé M. Lehoux.

Outre la question du bois d'oeuvre, l'accès à Internet haute vitesse en région éloignée figure parmi les préoccupations de la Fédération. «Le modèle de la MRC de Bécancour est regardé par plusieurs autres MRC», a-t-il admis en conclusion.




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