Église Saint-Paul: près de 700 000 $ en travaux

Une importante campagne de financement s'amorce pour restaurer... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Une importante campagne de financement s'amorce pour restaurer l'église Saint-Paul. De gauche à droite: Moïse Mayindou (nouveau curé de la paroisse), Nancy Déziel (conseillère municipale et présidente d'honneur de la campagne), François Donaldson (curé pendant 20 ans) et Françoise St-Hilaire (marguillère).

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La restauration de l'église Saint-Paul, endommagée par un important dégât d'eau en décembre 2016, devra passer par des investissements estimés à près de 700 000 $.

Pour atteindre cet objectif, la population est invitée à se mobiliser dans le cadre d'une importante campagne de financement, dont l'objectif consistera à récolter 250 000 $ au cours de la prochaine année.

Le comité responsable avait choisi le site sinistré du secteur Grand-Mère pour lancer ce cri du coeur, mercredi matin. La nef est privée de plusieurs bancs, qui ont dû être déplacés en raison des dégâts causés par l'eau. Tout près, la reproduction de l'ascension du Christ ressuscité de Louis-Eustache Monty gît toujours, témoin malheureuse de l'emballement des gicleurs au début de l'hiver dernier. 

Ces tristes souvenirs rappellent qu'au cours de la dernière année, les fidèles ont dû faire contre mauvaise fortune, bon coeur en se donnant rendez-vous au sous-sol de l'église pour les messes. Curé de la paroisse pendant 20 ans, François Donaldson estime à au moins 70 000 $ le montant perdu depuis neuf mois en mariages, baptêmes ou funérailles annulés.

Tous ces malheurs causés par la rupture d'un tuyau relié aux gicleurs... un mois seulement après leur mise aux normes ayant nécessité un investissement de 50 000 $ de la fabrique de l'église Saint-Paul. Cette dernière sait maintenant que l'assureur remboursera 75 % des dommages, soit un montant de 456 893 $. La fresque, dont la restauration est évaluée à 74 000 $, n'est pas couverte dans ce calcul, de sorte que le montant total de la remise en état s'élève à 683 190 $. 

Les réparations nécessaires touchent essentiellement la structure, à savoir des colonnes, des planchers, des dorures, les plafonds du sous-sol. «On peut réussir à sauver un peu avec du bénévolat», espère Françoise St-Hilaire, marguillère à la paroisse Saint-Paul.

«Pour un édifice de cette ampleur, ce sont toujours des coûts énormes, à la moindre chose qu'on fait», mentionne M. Donaldson, qui estime à quatre mois la durée des travaux à entreprendre dès que possible.

Une campagne de financement est donc organisée pour couvrir le solde qui ne sera pas assumé par l'assureur. L'objectif de 250 000 $ peut paraître ambitieux, mais le comité misera sur la mobilisation locale, le caractère patrimonial de l'église et son importance historique pour sensibiliser la population. Avant même d'avoir commencé la campagne, l'église a déjà reçu des dons totalisant 5000 $.

La présidence d'honneur de la campagne a été confiée à la conseillère municipale du district de la Rivière, Nancy Déziel, qui sollicitera notamment l'aide des députés locaux, soit les ministres Julie Boulet et François-Philippe Champagne.

De nombreuses activités de financement sont prévues au cours de la prochaine année. Par exemple, les citoyens pourront acheter des feuilles sur lesquelles ils seront identifiés. Ensemble, elles formeront un arbre commémoratif dans l'église. D'ailleurs, la campagne se déroulera sous le thème «Une feuille pour mes racines». Un souper spectacle, un concert-bénéfice possiblement organisé dans l'église et un encan sont aussi prévus. Un site web et une page Facebook seront créés pour annoncer ces activités et recueillir les dons.

Mme Déziel confie avoir accepté cette présidence d'honneur parce qu'elle comprend ce que cette église signifie dans le milieu.

«On va se dire la vérité, je ne vais pas souvent aux offices religieux», témoigne-t-elle. «Mais à chaque fois, je trouve que c'est un endroit plein de sérénité, avec des oeuvres et des objets magnifiques. Quand on va en Europe, on visite des églises. Pourquoi ne ferait-on pas attention à la nôtre? Si on fermait cette église demain, tout le monde serait triste.»

Toute une arrivée

Les défis de restauration des églises sont bien connus. Au cours des dernières années, la paroisse Saint-Paul investissait régulièrement pour éviter la détérioration de ce temple construit il y a 110 ans.

«On a fait refaire le balcon, juste avant que ce dégât arrive», raconte Mme St-Hilaire. «Nous avons changé trois fournaises et il nous en reste une à changer. Le toit a été refait. Ça avait coûté un million $. Nous avions eu une aide de 700 000 $ du gouvernement et nous avions amassé 300 000 $ dans la paroisse.» 

François Donaldson étant devenu prêtre modérateur à Trois-Rivières, le curé Moïse Mayindou vient de prendre la relève à Saint-Paul, depuis le 6 septembre. Il arrive dans un contexte pour le moins particulier. En plus de cet important chantier, il hérite de l'église mère pour sept paroisses, ce qui confirme son importance dans le diocèse.

«Ça m'effraie pour un début, mais aussi, ça m'encourage parce qu'il faut remettre l'église en état pour qu'elle soit opérationnelle», fait-il remarquer.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer