Travaux autour du lac à la Tortue: des parents rattrapés par la réalité

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Des élèves de l'école Notre-Dame sont directement touchés par les travaux en cours autour du lac à la Tortue, puisqu'ils doivent maintenant se rendre à l'intersection des chemins des Daniel et de la Vigilance pour prendre l'autobus.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les importants travaux d'égout et d'aqueduc viennent d'être entrepris autour du lac à la Tortue et pour certains résidents, cette étape concrétise le passage de la théorie à la pratique. Depuis plusieurs mois, la Ville de Shawinigan avertit qu'il s'agira d'un chantier majeur qui bousculera les citoyens et déjà, les premières perturbations se manifestent.

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Les travaux pour installer un réseau d'égout autour du lac à la Tortue sont bien amorcés sur le chemin de la Vigilance.

Sylvain Mayer

Les travaux sont amorcés depuis trois semaines, mais la première véritable secousse a été ressentie le 1er septembre. Ce matin-là, des enfants ont attendu leur autobus en vain parce que les parents n'avaient pas été avisés que l'arrêt avait été déplacé en raison des travaux sur le chemin de la Vigilance. Pour une période de temps indéterminée, les jeunes doivent être transportés à l'intersection du chemin des Daniel ou sinon, près de l'aéroport.

Pour eux, cet imprévu ajoute quelques centaines de mètres de marche le matin, le midi et le soir. La Commission scolaire de l'Énergie reconnaît l'irritant, en précisant que pour le moment, 22 enfants sont touchés.

«Nous avons su de la Ville, le 31 août en après-midi, qu'il y aurait des changements le lendemain en raison des travaux», raconte Denis Lemaire, directeur général de la Commission scolaire.

«On ne pouvait pas aviser les parents à l'avance de quelque chose qu'on ne savait pas! Le personnel du transport scolaire a appelé le plus de parents possible pour aviser que le lendemain, le point d'arrêt serait changé. On a fait ce qu'on a pu.»

François St-Onge, directeur des communications à la Ville, convient qu'il a fallu réagir très rapidement le 31 août puisque l'administration municipale a aussi été avisée à la dernière minute par l'entrepreneur général des changements nécessaires pour le lendemain en termes de circulation. 

La zone d'embarquement a donc été déplacée, autant en raison des travaux sur le chemin de la Vigilance que de la présence accrue des véhicules lourds dans ce secteur. Depuis une semaine, les parents choisissent donc d'accompagner les enfants au nouveau point d'arrêt d'autobus ou de les transporter eux-mêmes à l'école Notre-Dame. 

«Nous offrons aussi à ceux qui avaient payé pour le transport du midi qu'étant donné la situation, ils peuvent laisser leurs enfants au service de garde pour le même tarif», précise M. Lemaire.

«Nous essayons de diminuer les inconvénients le plus possible. Mais c'est clair que ça ne fait que commencer. Les travaux sont prévus jusqu'en novembre 2018 ! On n'a pas fini de faire des ajustements. Il faut être conscient qu'au cours de la prochaine année, personne ne va vivre de la même façon dans ce coin-là. Ce sont des travaux majeurs.»

D'autres perturbations sont prévues autour du lac à la Tortue, mais un peu plus au nord, à compter du 18 septembre. «Il y aura encore sans doute des changements aux points d'arrêt», prévoit M. Lemaire. «L'autobus se rendra jusqu'où il pourra.»

Information

Quand un chantier bouleverse autant le quotidien des résidents, l'information devient un bien précieux. Au cours des derniers mois, la Ville de Shawinigan a multiplié les initiatives pour sensibiliser les résidents touchés à ce qui se préparait. Le branle-bas a débuté sur la rue Rachel et Julien, mais les impacts se font davantage sentir depuis que la machinerie s'est installée sur le chemin de la Vigilance. 

Au début de la semaine dernière, une dame a communiqué avec Le Nouvelliste pour dénoncer ce qu'elle qualifie de manque de communication. Une autre déplore la vitesse des camions.

Martin Asselin, conseiller du district des Boisés, rappelle que les premiers citoyens touchés par ces travaux ont été rencontrés le 16 août, à l'aréna Émile-Bédard. Plus de 500 personnes s'y étaient déplacées et de nombreux documents ont été distribués.

M. Asselin affirme qu'il avait insisté auprès de la Ville pour organiser cette séance d'information, parce qu'il se rendait bien compte que les questions fusaient dans son entourage. Sans compter les imprévus inhérents à un chantier de cette envergure.

«Il va y avoir du dérangement; on le savait», fait-il remarquer. «Mais grosso modo, je pense que ça va quand même assez bien jusqu'à maintenant.»

De son côté, M. St-Onge assure que la Ville comprend les impacts du chantier, mais les ajustements demeurent inévitables au fil des semaines.

«Nous déployons énormément d'efforts en termes de communication; nous avons même une personne consacrée spécifiquement à ce dossier», précise-t-il. «Au moment des travaux au centre-ville, nous avions un secteur commercial à gérer alors que cette fois, c'est une population. C'est un chantier évolutif. L'événement de la semaine dernière nous a incités à resserrer la communication entre le transport scolaire et nos services techniques. Nous essayons de répondre à tous les besoins et nous tentons d'atténuer les inconvénients le plus possible.»

Normalement, ces travaux se poursuivront jusqu'au début décembre, avant de reprendre au dégel printanier jusqu'à la fin 2018.




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