Martin Gélinas poursuit ses avocats

Martin Gélinas... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Martin Gélinas

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ancien vice-recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Martin Gélinas, intente une poursuite contre deux des avocats qui l'ont représenté devant le Tribunal administratif du travail (TAT) dans le cadre d'un litige qui l'opposait à son employeur.

M. Gélinas poursuit Me Giuseppe Sciortino et Me Félix-Antoine Michaud, tous deux ayant leur place d'affaires à Montréal, sous plusieurs motifs totalisant quelque 663 000 $.

La requête introductive d'instance a été déposée le 1er septembre, au palais de justice de Montréal, par Me François Daigle, qui représente M. Gélinas dans cette démarche.

On peut y lire qu'en 2015, alors que la cause Gélinas-UQTR venait de s'amorcer devant le TAT, des discussions sérieuses visant à en venir à un règlement hors cour étaient intervenues entre les parties. L'UQTR aurait transmis une offre écrite aux avocats de M. Gélinas, mais à ce moment-là, Me Sciortino était en vacances et en voyage. Lui et son collègue n'auraient jamais fait parvenir par écrit cette proposition d'entente à M. Gélinas.

Il s'agissait pourtant d'une offre «très généreuse», peut-on lire dans la requête introductive d'instance.

On parle d'un congé de perfectionnement de 12 mois avec salaire de 165 000 $, de paiement de frais de scolarité de quelque 5000 $ pour la formation que M. Gélinas aurait choisie et d'un prêt de service de 18 mois, portant le délai total de 30 mois au salaire de 420 000 $ ou une indemnité de 18 mois, de même que la publication d'un communiqué «favorable à l'image du demandeur», 40 000 $ plus taxes, des assurances collectives évaluées à 10 000 $ et des vacances payées relatives à ces mois de travail.

«Il est manifeste que dans les circonstances, l'offre aurait dû être vivement conseillée au demandeur (M. Gélinas)» par ses avocats, peut-on lire dans la requête.

Toujours selon le document, les avocats Sciortino et Michaud n'auraient non seulement pas communiqué de copie de l'offre écrite à M. Gélinas, mais ils auraient aussi «omis d'expliciter les modalités offertes dans cette offre écrite», bref, ils auraient «omis d'informer et de renseigner le demandeur sur chacune des modalités de l'offre», peut-on lire dans le document.

La requête introductive d'instance stipule que, pendant qu'il était en voyage, Me Sciortino se serait contenté de contacter M. Gélinas par téléphone. Il aurait alors vulgarisé grossièrement le contenu de l'offre en parlant de modalités de deux ans et demi de salaire et d'une somme d'à peine 40 000 $. La requête accuse les deux procureurs de ne pas avoir été «normalement prudents et diligents» et de ne pas avoir «conseillé adéquatement» M. Gélinas. 

Le 23 février 2015, les deux procureurs se sont retirés du dossier «au motif de sérieuses divergences alors que des dates d'audiences étaient déjà fixées» (au TAT). M. Gélinas n'aurait eu finalement connaissance de l'existence de la fameuse offre de l'UQTR que bien après, soit à l'automne 2016 lors d'une audience du TAT, alors qu'il n'était plus représenté par les deux procureurs en question.

Contacté par Le Nouvelliste, jeudi, M. Gélinas a préféré ne pas fournir de commentaires, la cause étant devant la cour. Son avocat, Me François Daigle, croit que la requête pourrait être entendue d'ici environ 24 mois s'il n'y a pas de règlement hors cour entre les parties d'ici là.




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