Maison Carignan: Rosaire Hébert démissionne

Rosaire Hébert a officiellement démissionné de son poste... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Rosaire Hébert a officiellement démissionné de son poste de président du conseil d'administration de la Maison Carignan.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le président du conseil d'administration de la Maison Carignan, Rosaire Hébert, a remis sa démission de l'organisme, après 15 ans à la tête du conseil d'administration. M. Hébert avait plaidé coupable, en juin dernier, à 21 chefs d'accusation relatifs à des conflits d'intérêts dans sa pratique de courtier en assurances et en épargnes collectives devant la Chambre de la sécurité financière.

Deux de ces dossiers touchaient directement la Maison Carignan. Rosaire Hébert a toujours prétendu avoir agi de bonne foi et de ce fait, ne pas avoir suffisamment pris connaissance de toutes les dispositions en termes d'éthique pour être au-delà de ce qu'on lui reproche, indique l'organisme dans un communiqué.

«Après mûre réflexion et pour le bien de l'organisme, j'ai décidé de me retirer du conseil d'administration en remettant par le fait même ma démission. Prenez bien soin de cette oeuvre qui apporte beaucoup d'aide et de réconfort aux gens aux prises avec un problème de dépendance», a-t-il écrit.

En 2004, la Maison Carignan avait contracté un prêt pour réaliser des projets d'agrandissement. Rosaire Hébert avait assuré le prêt, agissant à titre de courtier d'assurances pour une protection de plus de trois fois la valeur du prêt.

Cette assurance a été contractée sans tenir compte d'autres soumissionnaires et à l'insu du conseil d'administration, qui l'avait tout de même renouvelée en août 2005.

Rosaire Hébert doit revenir devant la Chambre de la sécurité financière plus tard en septembre pour connaître sa sentence. Il pourrait être condamné à verser des amendes, mais risque également une radiation temporaire.

L'autre accusation concerne une assurance vie contractée par un client de M. Hébert, et dont les bénéficiaires ont été changés pour devenir la Maison Carignan au lieu des proches de l'individu tel qu'établi à l'origine.

Cette annonce vient confirmer la décision qui avait été prise en juin dernier à l'effet que M. Hébert quittait temporairement son poste à la suite de son plaidoyer de culpabilité. Cette décision avait été prise afin de permettre à la direction d'analyser la situation sous tous ses aspects.

Le fondateur de la maison de thérapie qui a été congédié, Yvon Carignan, a qualifié de petite victoire cette nouvelle. Il a d'ailleurs indiqué qu'il avait hâte de connaître la sentence que M. Hébert allait recevoir à la fin du mois.

«C'est la suite logique des choses. Cet homme-là ne mérite pas d'être à la tête d'un organisme comme celui-là. Il se dit un chrétien, mais c'est un chrétien cruel avec ce qu'il m'a fait. Il a bouleversé ma vie avec ce qu'il m'a fait.[...] Il connaissait son éthique professionnelle et il ne l'a pas respectée. Le président d'un organisme doit donner l'exemple. S'il ne le donne pas, ça fait ce que ç'a fait là», indique M. Carignan.

Rappelons qu'Yvon Carignan a, cet été, porté plainte au criminel contre son ancien président auprès de la Sécurité publique de Trois-Rivières.




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