Le cas des goélands réglé chez Rona

Rona a réglé son problème de goélands tout... (Stéphane Lessard)

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Rona a réglé son problème de goélands tout en respectant la faune. Pour régler le problème, l'entreprise a installé des fils de fer entrelacés sur la toiture, ce qui empêche les oiseaux de se poser parce qu'ils manquent ainsi d'espace d'atterrissage.

Stéphane Lessard

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La quincaillerie Rona de Trois-Rivières a finalement pu venir à bout du problème des goélands qui survolaient le commerce par dizaines, cet été. Et le tout s'est fait dans le respect de la faune, indique Valérie Gonzalo, porte-parole de Lowe's Canada.

Tel que prévu, la situation a été réglée à la mi-août, assure-t-elle et les mesures ont été un succès.

«Par respect pour la faune, on ne pouvait pas intervenir sur le toit avant la mi-août», à cause de la période de nidification, explique-t-elle.

«Il fallait être certain que les petits bébés s'étaient envolés. Il fallait respecter cette échéance-là, ce qu'on a fait», dit-elle.

Pour régler le problème, l'entreprise a installé des fils de fer entrelacés sur la toiture, ce qui empêche les goélands de se poser parce qu'ils manquent ainsi d'espace d'atterrissage. Or, pas d'atterrissage, pas de nidification. «Ça a été immédiat comme résultat. Ce n'est plus un problème au Rona de Trois-Rivières», dit-elle.

Le ministère fédéral de l'Environnement et des changements climatiques indique que la population des goélands à bec cerclé nichant le long du fleuve Saint-Laurent «montre une tendance à la baisse depuis 25 ans, passant de 125 000 couples, en 1991, à 73 000, en 2016. Donc, on ne peut pas parler de surpopulation», assure Isabelle Lavictoire, conseillère en communications au ministère.

À Trois-Rivières, ces oiseaux se trouvent surtout au dépotoir à neige et sur un terrain d'Hydro-Québec, indique-t-elle.

Si cette espèce peut malgré tout sembler problématique, dans certains cas, c'est parce qu'elle s'est approchée du milieu urbain, dit-elle.

D'ailleurs, «le nombre de permis pour contrôler la nidification de cette espèce au Québec serait en hausse dans les dernières années», précise Mme Lavictoire. «Les goélands à bec cerclé auraient pris goût à nicher sur les toits, en particulier les grands toits plats de bâtisses industrielles et encore plus si ces toits sont désaffectés ou peu fréquentés», indique la porte-parole.

La Convention sur les oiseaux migrateurs identifie les goélands comme une espèce protégée faisant partie de la catégorie des oiseaux migrateurs non considérés comme gibiers. Ils ne sont donc pas susceptibles de faire l'objet d'une saison de chasse.

Bien que le ministère «puisse émettre des permis pour des prises d'actions plus radicales (comme la destruction des oeufs ou des nids) le Service canadien de la Faune recommande fortement que les propriétaires aux prises avec un problème de cohabitation avec les oiseaux appliquent des mesures de prévention», indique Mme Lavictoire, notamment des mesures dissuasives comme vient de le faire Rona.

Des techniques d'effarouchement et des répulsifs visuels peuvent aussi être employés, précise le ministère.




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