Ouragan Harvey: des Trifluviens d'origine touchés de près

La famille de Louis-Philippe Perreault et celle de...

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La famille de Louis-Philippe Perreault et celle de Julie Lesage, originaires de Trois-Rivières mais habitant désormais au Texas, sont aux premières loges de l'ouragan Harvey.

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Deux familles originaires de Trois-Rivières vivant désormais au Texas depuis quelques années sont aux premières loges de l'ouragan Harvey de catégorie 4 sur une échelle de 5, qui frappe le Texas depuis vendredi soir.

Après avoir touché la côte vendredi soir, l'ouragan a été rétrogradé pour devenir une tempête tropicale cette fin de semaine. Cette nouvelle appellation n'est toutefois pas synonyme de répit pour les habitants puisqu'en raison de sa lente progression, la tempête tropicale pourrait laisser jusqu'à 100 cm de pluie d'ici jeudi.

Une situation qui a pris les Texans par surprise en raison de l'arrivée rapide du phénomène. «Les Texans ne s'attendaient pas du tout à des inondations comme celles-là. Ils n'ont eu que deux jours pour s'organiser. On ne parlait alors pas d'autant de pluie», précise Julie Lesage, une Trifluvienne qui vit maintenant au Texas depuis 14 ans.

Pour la famille de Louis-Philippe Perreault, qui vit aussi au Texas, plus précisément à Katy en banlieue de Houston, ce sont les alertes de tornades qui semblent le plus incommodantes. «Nous sommes à l'est de l'ouragan, soit le côté qui reçoit le plus de pluie et qui est le plus à risque pour les tornades. Nous avons reçu 12 alertes de tornades dans notre secteur dans les 24 dernières heures, ce qui nous a contraints à passer une partie de la nuit dans une pièce sans fenêtre au centre de notre maison, samedi», avoue Louis-Philippe Perreault.

La famille Perreault s'était toutefois bien préparée avant l'arrivée de l'ouragan Harvey. «On a fait l'épicerie jeudi pour éviter d'avoir à sortir durant la tempête. On a fait des provisions d'eau potable au cas où les usines de filtration d'eau seraient en panne. La bonne nouvelle toutefois, c'est que le réseau électrique semble tenir le coup jusqu'à maintenant, alors que très peu de pannes d'électricité ont été rapportées», précise M. Perreault.

Alors que les résidences de ses voisins sont pour la plupart inondées, la résidence de la Trifluvienne d'origine, Julie Lesage, semble quant à elle épargnée. «Je suis chanceuse, car ma maison est bâtie plus haute que les autres. En ce moment, ma rue est toutefois inondée. Si jamais l'eau venait à monter, nous avons toujours le deuxième étage de la maison qui peut nous aider», précise-t-elle. 

Même si Julie Lesage n'en est pas à son premier ouragan, elle et sa famille surveillent la situation de très près. 

«Pour l'instant, ça va, mais on sait que ça va changer notre vie pour plusieurs semaines. Les écoles sont fermées et nous aurons du mal à nous approvisionner en nourriture et en essence. Nous étions tout de même prêts, puisque ce n'est pas notre premier ouragan. Nous avons de l'eau, de la nourriture pour plusieurs jours, du propane pour la cuisson et de l'essence pour la pompe à eau en cas d'inondation», souligne-t-elle.




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