Rendez-vous aérien à Casey

Le rendez-vous 2016 avait attiré une centaine d'aéronefs.... (Courtoisie Pierre Gillard)

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Le rendez-vous 2016 avait attiré une centaine d'aéronefs.

Courtoisie Pierre Gillard

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(La Tuque) Le village de Casey, situé en plein coeur de la forêt près de la communauté autochtone de Wemotaci en Haute-Mauricie, sera l'hôte d'un rendez-vous aérien pour une cinquième fois. L'endroit peut sembler étrange pour ce type de rassemblement, mais il y a une longue piste d'atterrissage en béton, rendue célèbre il y a plus de 20 ans alors qu'une des plus grosses tentatives d'importation de cocaïne au Canada avait été déjouée là-bas.

«Il n'y a aucun autre endroit au Québec où il peut y avoir ce genre d'événement. Les avions peuvent atterrir sur une belle piste d'atterrissage de qualité internationale. C'est une piste de béton de 8200 pieds. Il n'y a personne qui ne peut pas venir. L'autre avantage, c'est qu'il y a un grand stationnement pour les avions», a lancé Pierre Nadon, l'instigateur de ce rendez-vous annuel depuis 2013.

Le but de l'événement, qui se déroulera du 1er au 4 septembre, c'est de faire sortir les pilotes de leur zone de confort en faisant un «vol-voyage au-dessus de la brousse québécoise».

«Il y a des pilotes privés qui font juste tourner en rond. Le moteur n'arrête pas parce qu'on est au-dessus du bois. On veut les sortir de leur confort. [...] En plus, on peut aller visiter tous les vestiges de la guerre froide juste à côté. C'est un attrait pour les pilotes d'avion», note Pierre Nadon.

Il s'agit d'un rendez-vous hors-norme puisqu'il n'y a aucune organisation, pas de responsables, pas d'installations...

«C'est assez rare qu'on voie un rassemblement pour camper et pique-niquer. Ce qui est unique dans ce que l'on fait, c'est qu'il n'y a pas de bénévoles, pas de poubelles et aucune toilette sèche. Quand tu viens à Casey avec ton avion, c'est du vrai camping sauvage», explique M. Nadon.

«Habituellement, ce sont des déjeuners ou des dîners. Quand il y a 50 avions, c'est un gros succès. [...] Là, il ne faut pas oublier que c'est en plein bois. C'est quelque chose», a-t-il ajouté.

L'an dernier, une centaine d'aéronefs s'y sont rendus, une quarantaine l'année d'avant. Évidemment, la météo est maître du succès d'une telle activité.

«Il y a une année où il n'y a eu personne. Tout événement dans l'aviation est régi par la météo. Je ne serais pas surpris d'avoir entre 135 et 150 avions cette année», indique Pierre Nadon.

D'ailleurs, les gens sont les bienvenus notamment les gens de la communauté autochtone de Wemotaci qui sont à proximité. «Les Atikamekws qui veulent venir sont les bienvenues. Ils peuvent venir voir les avions, les montrer à leurs enfants... On les invite», a-t-il conclu.




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