Un départ tranquille au NomadFest

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Le NomadFest Rodéo Urbain de Montréal a commencé, jeudi, au Vieux-Port de Montréal.

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(Montréal) Le NomadFest Rodéo Urbain de Montréal a connu un départ plutôt tranquille jeudi soir, au quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal. Alors que l'organisation présentait son premier rodéo urbain avec la présence des 25 meilleurs compétiteurs au monde pour la monte des taureaux sauvages, c'est davantage le rodéo urbain que les activités offertes au public qui auront attiré la foule, avec des estrades pleines au trois quart, pendant que le site des festivités était davantage clairsemé.

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La controverse s'est fait sentir en début de soirée avec la présence d'une cinquantaine de manifestants à l'entrée du site.

Paule Vermot-Desroches

La température fraîche en aura certainement découragé plusieurs, mais de l'avis même de l'organisateur de l'événement, le Groupe TKNL, la programmation des prochaines journées devrait attirer un plus grand nombre de spectateurs, avec notamment de grands noms de la scène musicale country, dont Kiefer Sutherland et Cindy Bédard, ainsi qu'un hommage à saveur country au regretté Dédé Fortin. 

L'organisation du rodéo urbain avait, on se souvient, soulevé une certaine controverse du côté de Montréal, et la controverse s'est fait sentir en début de soirée avec la présence d'une cinquantaine de manifestants à l'entrée du site, arborant des pancartes et scandant des slogans dans ce que certains ont qualifié comme une «haie de déshonneur». «Le rodéo est basé sur la réaction de l'animal à la douleur, au bruit et à la peur. En achetant vos billets, vous participez à la souffrance de l'animal», mentionnait au porte-voix l'une des manifestantes au public qui se rendait vers la billetterie pour assister au rodéo. La manifestation était pacifique. 

Malgré tout, le promoteur de l'événement, Maxime Lefebvre, n'en démord pas: il a tout mis en place pour «faire tripper les Montréalais». «Le country génère un engouement partout depuis plusieurs années. Certains messages qu'on a entendus dans les dernières semaines nous inquiétaient quant à la participation, c'est certain, mais les ventes de billets vont bien et je pense qu'avec la programmation des prochains jours, on va être servi au niveau de la participation», lance-t-il en riant.

Selon lui, il s'agissait d'un pari audacieux que celui d'organiser le NomadFest à Montréal, mais il espère une réponse positive du public jusqu'à dimanche afin que l'événement soit le premier d'une longue série dans la métropole.

«Pourquoi on devrait amener du country à Montréal? On a-tu vraiment besoin de ça? C'est bizarre, mais les artistes de la scène country n'ont jamais autant vendu d'albums. Et la musique de 30 % à 40 % des artistes au Québec a des racines country. Moi je dis que les Montréalais doivent cesser de bouder leur plaisir et qu'ils viennent avoir du fun ici», indique Maxime Lefebvre.

Saint-Tite

Pour l'organisation du Festival western de Saint-Tite, qui chapeaute l'organisation des quatre rodéos urbains à être présentés à Montréal, l'occasion de se produire ainsi à Montréal est aussi une vitrine intéressante dans le marché montréalais, parfois plus difficile à percer pour l'organisation de la Mauricie.

«Depuis le tout début de ce projet, il y a trois ou quatre ans, quand nous avons soumis l'idée au comité organisateur du 375e anniversaire de Montréal, ça a toujours été vu pour nous comme un outil promotionnel très intéressant. Ça faisait évidemment partie de nos intérêts. C'est un marché pas toujours évident à percer. Il y a beaucoup d'activités équestres en périphérie de Montréal, mais pas à Montréal même», reconnaît Pascal Lafrenière, directeur général du Festival western de Saint-Tite, qui s'est dit impressionné par l'organisation.

Il faut dire que la place aménagée aux abords des estrades offrait plusieurs activités dont de la danse, des jeux d'adresse et des démonstrations, en plus de kiosques gastronomiques et démonstrations culinaires. «L'offre de divertissement proposée par TKNL est vraiment bien. Je me suis promené et c'est très beau. Ils ont mis toutes les chances de leur côté pour que ça soit un succès», convient Pascal Lafrenière.

Injonction

Par ailleurs, le comité d'expert mis en place à la suite du retrait de l'injonction pour faire interdire le rodéo urbain était présent jeudi, une bonne partie de la journée et durant le rodéo en soirée, pour faire leurs vérifications quant au bien-être animal et aux installations.

Des inspecteurs du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), étaient également sur les lieux, toujours en lien avec cette entente survenue lors du retrait de l'injonction devant la cour.

«Le MAPAQ a montré son intention de bien comprendre l'environnement. Ils ont parlé avec les compétiteurs, les pourvoyeurs et ont aussi eu accès aux animaux. Le comité d'experts est également venu en reconnaissance des lieux durant la matinée, puis aux compétitions. Ils ont leurs préoccupations et veulent avoir accès à des points de vue pour documenter leur expertise», a indiqué Pascal Lafrenière, sans donner plus de détails sur le contenu de ces inspections.

Il n'a pas été possible d'avoir de commentaires du comité d'experts.




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