Sortie au sujet de TAG.média: Blanchet en rajoute

Yves-François Blanchet... (Sylvain Mayer)

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Yves-François Blanchet

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Il commence à y avoir de la houle dans le district de la Rivière.

Sur sa page Facebook jeudi matin, Yves-François Blanchet en a rajouté une couche au sujet de la sortie de Diane Borgia concernant le remboursement du prêt contracté par TAG.média en 2015. L'analyste politique et mari de la conseillère Nancy Déziel souhaitait préciser certains points à la suite de l'article paru dans notre édition de jeudi, tout en mettant en doute l'affirmation selon laquelle Mme Borgia n'ait rien de personnel contre lui ou sa femme.

«Belle hypocrisie», écrit l'ex-ministre. «Elle était l'adversaire de Nancy en 2013, elle se concertait en plein conseil municipal avec l'adversaire de Nancy cette année, Roger Castonguay, et elle a la notoire fixation de s'en prendre à l'administration municipale. Sans le courage d'être candidate cette fois-ci.»

«On comprend bien que Roger Castonguay n'a pas la dignité de faire face ouvertement à Nancy et qu'il passe par Mme Borgia pour essayer de m'utiliser contre ma propre femme», poursuit-il. «Il a raison: c'est un lâche et il n'est pas, mais alors là pas du tout dans la même ligue que Nancy. Aura-t-on de nouveau du vandalisme dans les vitres de nos voitures à la maison?»

Joint en fin de matinée, M. Blanchet n'a pas voulu aller plus loin, sinon pour réitérer qu'il ne faisait aucun doute, dans son esprit, que Mme Borgia et M. Castonguay agissaient de connivence dans le cadre de cette campagne électorale. «Faites-vous pousser du courage!», lance-t-il.

Par ailleurs, M. Blanchet tient à préciser que le Fonds local d'investissement, d'où provient le prêt de 35 000 $ consenti à TAG.média en 2015, exigeait une caution personnelle de 20 % pour chaque actionnaire. Or, il fait remarquer que son partenaire d'affaires et lui ont plutôt choisi de garantir 100 % du montant. 

Pour être vraiment précis, M. Blanchet et Marcel Ayotte avaient garanti 100 % du solde de 23 000 $, après que la Ville de Shawinigan eut acquis pour une valeur estimée de 12 000 $ en matériel de bureau et en équipements informatiques du site web d'information.

Aucun fondement

Mis au courant de la publication de ce commentaire, M. Castonguay semblait éberlué par ces insinuations.

«Je jure que je ne suis pas embarqué avec Diane», commente-t-il. «Roger Castonguay est capable de se tenir debout. Si M. Blanchet croit que je suis un lâche, demandez-lui de m'appeler.»

En ce qui concerne le mystérieux méfait du 9 août sur la voiture du fils de Mme Déziel, M. Castonguay assure qu'il n'est pas mêlé à cette histoire. «Je ne sais même pas où elle habite!», fait-il remarquer. «Jamais je n'ai fait de vandalisme dans ma vie.»

De son côté, Diane Borgia nie également toute implication soutenue dans la campagne de Roger Castonguay afin de déloger Nancy Déziel. 

«Ça n'a rien à voir, il est complètement dans le champ», soupire la porte-parole de Shawinigan citoyens avertis. «Je répète que je n'ai rien contre Nancy, qui a fait du mieux qu'elle pouvait avec ce qu'elle avait.»

Mme Borgia ajoute que ce n'est pas par manque de courage qu'elle refuse de proposer sa

candidature aux prochaines élections municipales, mais par manque d'intérêt pour des raisons personnelles.

«Je ne suis pas ici pendant une grande partie de l'année», explique-t-elle. «Je n'irai pas gâcher ma semi-retraite en me présentant. Je me suis présentée une fois et si j'avais été élue, j'aurais tenté de faire du ménage et j'aurais sans doute été opposée au maire sur bien des dossiers. Mais je n'aurais fait que quatre ans.»

En novembre 2013, Mme Déziel avait pulvérisé ses adversaires dans le district de la Rivière en récoltant 1515 voix, contre 531 pour le conseiller sortant Jacques Grenier et 510 pour Mme Borgia.




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