Un programme accéléré pour la formation des préposés aux bénéficiaires

Pierre Laliberté, directeur du centre Bel-Avenir, et Louis... (Stéphane Lessard)

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Pierre Laliberté, directeur du centre Bel-Avenir, et Louis Brunelle, du CIUSSS, ont dévoilé jeudi les grandes lignes du programme de formation en accéléré des préposés aux bénéficiaires. Jacques Goulet, un préposé aux bénéficiaires qui travaille pour le CIUSSS depuis huit ans, est venu livrer un témoignage rappelant l'importance de ce métier au sein du réseau de la santé.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le CIUSSS régional lancera en octobre une formation accélérée des préposés aux bénéficiaires afin de miser sur des forces additionnelles dans les meilleurs délais.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec est confronté à une pénurie de préposés aux bénéficiaires. D'ici avril 2018, le CIUSSS a l'objectif de recruter 150 préposés afin de répondre aux besoins. 

Pour aider à régler une partie du problème, le CIUSSS s'est associé avec le Centre de formation professionnelle Bel-Avenir afin d'offrir une formation intensive à l'interne sur six mois: les 24 élèves qu'on souhaite attirer étudieront en moyenne 35 heures par semaine au lieu de 25 heures. Ils travailleront une fin de semaine sur deux comme aide de service au sein des établissements du CIUSSS, ce qui ajoutera 16 heures de travail à leur semaine de formation. Le CIUSSS met également à leur disposition des bourses d'études de 3200 $ et offre une garantie d'un emploi à la fin de leur parcours de 750 heures de formation.

«La situation des préposés aux bénéficiaires est une grande préoccupation. On a mis en place un plan d'action (au cours des derniers mois) et aujourd'hui, on lance une mesure innovatrice. C'est un métier pas facile, mais si important. On en a besoin. Il faut prendre des mesures innovatrices», constate le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, Louis Brunelle.

Pierre Laliberté, directeur de Bel-Avenir, reconnaît que cette offre sur mesure de formation demande certains ajustements.

«Le manque de travailleurs nous demande de la souplesse et le partenariat répond à ce besoin. Habituellement, on parle de 25 heures de formation par semaine. On passe à une moyenne de 35 heures. Il faut s'adapter à donner la formation en milieu de travail. Mais il y a des avantages: les élèves seront continuellement dans le milieu de travail et seront avec des collègues de travail», explique-t-il.

C'est le CIUSSS qui est responsable de recruter des élèves en collaboration avec la partie syndicale. Pleinement conscient que 24 préposés aux bénéficiaires ne représentent que 12,5 % des besoins exprimés et qu'ils n'arriveront en poste qu'à la fin d'avril, Louis Brunelle fonde de bons espoirs dans cette démarche.

«On a besoin de cette formation, car si on se fie aux cohortes standards, ça n'arrive pas. Vingt-quatre, ce n'est pas tant que ça, mais c'est aussi beaucoup. Je suis confiant d'avoir 24 personnes en formation: on offre un travail durant la formation, une bourse et un travail à la fin de la formation», énumère M. Brunelle.

Le CIUSSS tiendra une soirée d'information le mardi 29 août au 1025, rue Marguerite-Bourgeoys, à Trois-Rivières. Les personnes intéressées pourront obtenir les détails concernant cette formation intensive. La rencontre débute à 19 h.




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