Déneigement: Trois-Rivières serre la vis

La Ville de Trois-Rivières se dote de moyens... (Sylvain Mayer)

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La Ville de Trois-Rivières se dote de moyens coercitifs plus sévères afin d'éviter, tel qu'on a pu connaître l'hiver dernier, des désagréments liés au déneigement mal fait.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Les entrepreneurs en déneigement qui obtiennent des contrats avec la Ville de Trois-Rivières pour l'une ou l'autre des 18 zones de déneigement devront se plier à de nouvelles règles beaucoup plus strictes quant à la qualité de leur travail. La Ville de Trois-Rivières se dote de moyens coercitifs plus sévères afin d'éviter, tel qu'on a pu connaître l'hiver dernier, des désagréments liés au déneigement mal fait.

Ainsi, les entrepreneurs qui n'effectueront pas le travail selon les normes jugées satisfaisantes par la Ville se verront donner un premier avis. Au second manquement, une amende de 25 000 $ leur sera imposée. S'il y a récidive, ils verront leur contrat être résilié et perdront le droit de soumissionner sur d'autres contrats similaires pour au moins deux ans.

C'est qu'auparavant, les entrepreneurs en déneigement qui effectuaient mal le travail pouvaient être passibles d'amendes allant jusqu'à un maximum de 1000 $. «Dans certains cas, on a vite compris que c'était moins dommageable pour l'entrepreneur de payer l'amende plutôt que d'effectuer correctement le travail, ce qui lui demandait beaucoup plus de temps et donc d'argent. On a corrigé le tir avec des mesures plus sévères qui, on l'espère, seront dissuasives», explique le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.

La nouvelle règle s'applique désormais à tous les entrepreneurs ayant des contrats en vigueur ou fraîchement renouvelés avec la Ville de Trois-Rivières, ajoute Yvan Toutant. Un second avertissement sera automatiquement synonyme d'une amende de 25 000 $. Un troisième manquement annulera le contrat et pénalisera l'entrepreneur pour les deux années supplémentaires.

Par ailleurs, après chaque journée d'opération liée au déneigement, au transport de la neige ou au déglaçage, l'entrepreneur devra fournir à la Ville un rapport quotidien sur ses activités. «On veut savoir ce qui a été fait, comment ça a été fait et quels problèmes ils ont rencontrés. De notre côté, ça va nous permettre de réagir rapidement si nous avions besoin de corriger une situation ou d'améliorer certaines façons de faire. On prône donc une meilleure communication avec nos entrepreneurs», évoque Yvan Toutant.

Lundi soir, le conseil municipal a octroyé pour plus de 10,5 M$ en contrats de déneigement pour les zones 1, 7, 9 et 18 pour les trois prochains hivers, des contrats qui pourraient être soumis à prolongation si la Ville estime le travail satisfaisant et le coût intéressant au terme des contrats actuels. «Ce sont de très bons prix. Nous avons fait la comparaison par rapport à ce que nous avons donné en contrat pour les mêmes zones il y a cinq ans, et on arrive 100 000 $ en dessous de ce qu'on payait alors», note le directeur des Travaux publics et du génie, Ghislain Lachance. 

Par ailleurs, les contrats ont également été renouvelés pour les deux sites de dépôt à neige Bellefeuille et Industrielle. Les quantités de neige admissibles dans ces deux dépôts ont été rebalancées, et de nouvelles mesures de sécurité ont été mises en place à la suite de l'accident mortel survenu l'hiver dernier et ayant fauché la vie d'un déneigeur. Désormais, la Ville établit de nouvelles marges de recul et s'est aussi assurée de la présence en tout temps d'un surveillant qui empêche les employés de sortir des camions, tel que l'a recommandé la CNESST dans son rapport qui faisait suite à cet accident.




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