Coûts liés au nouveau «skate park»: le conseiller Fortin se questionne

Pierre-Luc Fortin... (Stéphane Lessard)

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Pierre-Luc Fortin

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Le projet de développement du nouveau «skate park» du côté du parc des Ormeaux, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, a réellement pris son envol lundi soir avec un emprunt de 700 000 $ voté par le conseil municipal de Trois-Rivières. Bien que le projet ait fait l'unanimité autour de la table du conseil, le processus pour mettre le projet sur les rails est loin de satisfaire le conseiller municipal du secteur, Pierre-Luc Fortin, qui déplore que le conseil n'ait pas eu plus de temps pour se faire une tête sur le budget final.

C'est qu'au départ, le projet apparaissait au Plan triennal d'immobilisations (PTI) 2017-2019, prévoyant un montant de 300 000 $ pour sa réalisation. Le développement qui sera fait sur près de 800 mètres carrés propose de nombreux modules en béton pour les adeptes de planche à roulettes. Or, au fil de l'avancement du projet, qui a été réalisé avec la collaboration d'usagers de tels équipements qui ont permis l'élaboration des plans, le budget a augmenté pour atteindre 700 000 $ et ce, sans que le groupe de travail sur les loisirs et la vie communautaire en soit informé, déplore Pierre-Luc Fortin, qui siège sur ce comité depuis quatre ans.

«On nous avait informés du projet, mais jamais de l'augmentation des coûts. Je ne critique pas le résultat et je ne suis absolument pas contre le projet. C'est un beau projet. Mais je ne comprends pas pourquoi ce projet est passé de 300 000 $ au PTI à 700 000 $ sans que le groupe de travail n'en soit informé. J'ai compris vendredi, en recevant mon ordre du jour, que l'emprunt serait finalement de 700 000 $. J'ai moi-même passé plus d'une heure au téléphone avec des fonctionnaires pour avoir des réponses. J'ai amené le point en groupe de travail avant le conseil de peine et de misère pour qu'on puisse avoir une présentation sur le projet», a déploré Pierre-Luc Fortin après la séance du conseil, lui qui dit avoir reçu un accueil plutôt tiède de la part du maire lorsqu'il lui a fait part de ses commentaires en séance de travail.

Pierre-Luc Fortin mentionne qu'il n'y avait pas nécessairement d'urgence à voter cet emprunt, et qu'une plus grande transparence sur le processus aurait peut-être permis d'apporter de nouvelles idées. «Peut-être que ça n'aurait rien changé et que le projet serait resté le même. Mais il y a plein de questions qu'on doit se poser quant à ce genre de dépenses. Était-ce vraiment le meilleur projet élaboré? Pourquoi pas un «skate park» intérieur? En posant des questions et en discutant ensemble, on peut aussi éviter des erreurs. De mon côté, comme conseiller du district, je dois pouvoir justifier le projet aux citoyens et le défendre, parce que selon moi ça reste un bon projet. Mais cette façon de faire me dérange beaucoup», ajoute-t-il.

Pour sa part, le maire Yves Lévesque indique qu'au final, c'est le conseil municipal qui a le dernier mot sur les budgets qui sont votés, et que ce conseil est souverain. «Les groupes de travail sont informés des différents projets et celui-ci n'a pas fait exception. Mais ce n'est pas une instance décisionnelle. Ce sont les conseillers municipaux qui votent le budget final, et c'est ce qu'on a fait ce soir, à l'unanimité», constate le maire, rappelant que Pierre-Luc Fortin avait lui aussi voté en faveur lors de la séance publique. 

Yves Lévesque soutient que les inscriptions faites au PTI sont loin d'être des indications précises pour les budgets alloués, mais plus une orientation générale. 

«On l'inscrit au PTI pour indiquer clairement que c'est notre intention de réaliser le projet. Mais après, ce n'est qu'avec les plans et les appels d'offres qu'on peut réellement estimer le coût d'un projet», ajoute-t-il.

Le maire n'a pas manqué de souligner que la période électorale semblait bel et bien commencée, et que bien des conseillers autour de la table auraient aimé voir le nouveau «skate park» être implanté dans leur secteur. D'ailleurs, si le projet s'avère un succès, un second projet pourrait voir le jour du côté ouest de la rivière Saint-Maurice. Du montant final nécessaire au projet du parc des Ormeaux, 220 000 $ proviendront du fonds de roulement de la Ville.

415 000 $ pour des escaliers

Quatre nouveaux escaliers seront complètement remplacés prochainement à Trois-Rivières. Le conseil municipal a entériné une résolution, lundi soir, prévoyant l'octroi d'un contrat de plus de 415 000 $ pour la réfection de ces escaliers. Les équipements qui seront complètement remplacés sont situés de part et d'autre de la rivière Saint-Maurice. À l'ouest, on compte refaire l'escalier menant du boulevard des Récollets jusqu'à la place Henri-Weber, l'escalier liant la rue de l'Espéranto à la rue des Bouleaux de même que celui menant la rue Arthur-Bettez à la rue des Bouleaux. À l'est, l'escalier menant de la rue Guilbert à la rue Mère-Gamelin sera également refait. À ce jour, quatorze escaliers ont été refaits partout sur le territoire.




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