Une première course à la mairie de Trois-Rives depuis plus de 15 ans

Lucien Mongrain... (François Gervais)

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Lucien Mongrain

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rives) Habitué de conserver la mairie de Trois-Rives à coup d'élections par acclamation, Lucien Mongrain aura de l'opposition au scrutin de novembre. Joël Francoeur, un citoyen de Terrebonne qui possède une résidence à Trois-Rives depuis 1997, sera de la course à la mairie. Cette élection à ce poste sera une première au sein de la localité depuis plus de 15 ans.

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Joël Francoeur

Courtoisie

M. Francoeur, un ingénieur de 50 ans, décide de se lancer en politique afin de faire sa part pour dynamiser une localité qui en a bien besoin, soutient-il.

«C'est un endroit qui se meurt et on a tellement à offrir. Il y a environ 460 personnes, il n'y a pas de relève. On perd nos personnes âgées qui quittent pour aller ailleurs et on ne garde pas nos jeunes. Il n'y a pas de vision pour le village de la part du maire et le but avoué est de garder les taxes basses. Mais il faut faire quelque chose.»

M. Francoeur estime que le conseil doit mettre en place des mesures incitatives afin d'attirer les jeunes familles et les entreprises. Des congés ou des réductions de taxes s'inscrivent dans cette orientation, de même que la nécessité d'avoir des réseaux informatiques fiables.

«Géographiquement, on côtoie la rivière Saint-Maurice sur pratiquement 50 km. On doit la mettre en valeur pour que les gens de l'extérieur viennent voir ça et s'arrêtent chez nous, que ce soit avec une halte routière, des sentiers pédestres, pour qu'ils dépensent chez nous. On a déjà un événement avec la classique de canots, mais ça prend des infrastructures plus permanentes. Tout ça coûte de l'argent, mais on vise les investisseurs privés. Comme Municipalité, notre travail n'est pas de créer des emplois, mais de faciliter la création d'emplois», mentionne le président de l'Association du lac Mékinac qui trouve dommage que l'actuel conseil ait refusé le vote par correspondance afin de faciliter l'exercice démocratique pour les villégiateurs qui contribuent grandement aux revenus fonciers de la Municipalité.

Âgé de 85 ans, Lucien Mongrain pourrait bien s'accorder le droit de prendre sa retraite après avoir passé 35 ans à la mairie. Il ne semble pas vouloir déposer ses pieds sur la bavette du poêle.

«Ici, il n'y avait rien avant. Aujourd'hui, on a un réseau routier, on a un service de pompiers avec la régie, on a refait les bureaux municipaux, on a un très bon personnel. Ça me tente encore de faire de la politique. Me vois-tu, assis dans mon salon, à regarder passer les machines? Non. Je veux continuer, car j'ai toujours aimé travailler pour notre coin de pays.»

M. Mongrain admet volontiers que les conseils qu'il a dirigés ont toujours géré de façon serrée. S'il est réélu, les probabilités sont grandes pour que ça continue ainsi.

«Notre taxe municipale est à 35 cents. C'est bas. Ça a toujours été ma préoccupation, avoir des services aux meilleurs coûts. L'argent ne pousse pas dans les arbres. On s'est toujours amélioré tout en faisant attention à ne pas endetter la Municipalité. On n'a jamais emprunté et on s'est toujours arrangé avec les revenus qu'on avait. Des fois, ça prend de la patience, mais ça se fait.»

Lucien Mongrain perçoit comme étant un vote de confiance le fait d'avoir été réélu sans opposition au moins depuis 2001. L'arrivée d'un adversaire ne semble pas l'énerver beaucoup.

«C'est son droit. Il se présente et les citoyens vont décider», lance simplement M. Mongrain, en rappelant que le refus d'accorder le vote par correspondance provient du conseil et que cette méthode représentait d'importants changements pour la Municipalité, selon lui.




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