Odeurs potentielles autour de l'usine Kruger: l'entreprise investigue

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que des odeurs auraient été perçues autour de l'usine Kruger de Trois-Rivières depuis la conversion de la machine numéro 10, l'entreprise mène une investigation afin de cerner la source du problème potentiel.

«On n'a rien constaté d'anormal ou de changement par rapport à avant la conversion de la machine. Ça semble surtout sentir au niveau du rond-point de la Couronne. On s'est promené sur le site et aucune odeur n'a été constatée. Je fais appel à une firme externe qui va venir faire des échantillonnages de l'air un peu partout et en périphérie», a expliqué au Nouvelliste le vice-président, Environnement, Santé et Sécurité pour Kruger, Maxime Cossette.

Depuis le printemps, l'ancienne machine à papier numéro 10 de l'usine du boulevard Gene-H.-Kruger produit du carton, au terme de quelque 500 000 heures de travaux réalisés sur une période de 20 mois et un investissement de 250 millions de dollars.

Quant à la fumée qui fut rapportée, le porte-parole de l'entreprise a justifié «l'opacité de la cheminée». «Ce qu'on fait maintenant dans notre procédé de mise en pâte du carton recyclé, on brûle les boues qui sont générées là plutôt que de les envoyer à l'enfouissement. On l'utilise donc comme combustible. Et le niveau d'humidité est un peu plus élevé qu'il devrait. C'est comme dans un poêle à bois, quand il y a trop d'humidité, ça boucane un peu plus foncé», décrit-il. «On est en train d'optimiser le procédé pour réduire le pourcentage d'humidité dans nos boues», renchérit le spécialiste.

Depuis le redémarrage de la «nouvelle» machine numéro 10, celui-ci dit n'avoir rien constaté de particulier. «On a fait le tour du site, on est allé au centre-ville. On n'a rien constaté de différent ou d'anormal. Le procédé de mise en carton est tout à l'intérieur, il n'y a pas d'odeur qui sort de la chaudière à biomasse, car on y brûle de la fibre, il n'y a pas d'organique et il n'y a pas eu de modification au système de traitement des eaux. On a de la misère à mettre le doigt sur quelque chose qui pourrait venir de chez nous», admet M. Cossette.

Ce dernier veut tout de même en avoir le coeur net avec le recours à cette firme. «Des réservoirs spéciaux vont aspirer l'air à l'intérieur. On fait faire analyser ça par un appareil très sophistiqué et on est capable d'identifier toutes les chaînes de molécules qu'on peut avoir capturées pour voir s'il y a une odeur particulière à l'usine», conclut-il.




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