Centre-du-Québec: les femmes souhaitent la parité aux élections municipales

La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, plaide pour... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, plaide pour la parité et la diversité au sein des conseils municipaux.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) À l'approche des élections municipales, la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec (TCMFCQ) lance une campagne de promotion en faveur de la parité au sein des conseils municipaux centricois. Une région qui ne compte que 12 % de mairesses et 27 % de conseillères municipales.

«C'est vraiment une cause qui me tient à coeur. On ne peut pas se priver de la vision de 50 % de la population. C'est sûr que j'aimerais qu'il y ait plus de femmes, mais aussi plus de jeunes. La diversité, ce n'est pas juste une question de sexe, mais de strate d'âge, de vision. Tout le monde gagnerait à avoir des conseils un peu plus diversifiés en termes d'hommes, de femmes, de jeunes et de gens expérimentés», a fait savoir la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.

Selon elle, cette sous-représentation persistante des femmes dans le milieu politique est une prolongation de l'époque où elles en étaient exclues. «Dans une société qui croit à l'égalité entre les hommes et les femmes, il est normal que les femmes soient tout aussi présentes que les hommes au sein des conseils municipaux», a ajouté cette participante à la conférence de presse tenue mardi à Victoriaville.

Comment expliquer une telle disparité? «C'est vraiment une question de confiance. Souvent, les femmes ne sont pas certaines qu'elles ont toutes les compétences pour être une élue adéquate, on a de la misère parfois à faire notre transfert de compétences. On pense que ça nous prend des expériences incroyables pour faire de la politique municipale. Moi, je dis à la blague qu'il n'y a pas de test de compétence, ni pour les femmes, ni pour les hommes; il faut avoir 18 ans et vivre dans sa municipalité. C'est ce que ça prend dans la vraie vie. Il faut que les femmes se fassent davantage confiance. Il faut encore aller les solliciter. On est encore là», confie au Nouvelliste celle qui a justement tardé à faire le saut en politique municipale malgré un parcours prédestiné en ce sens.

Cette fille de maire croit également que l'enjeu de la conciliation travail-famille «touche encore beaucoup les femmes». «Moi, je la vis moins parce que mes enfants sont plus âgés et je n'ai pas à m'occuper de ça. Sinon, on a une façon de faire la politique qui est différente de celle des gars, on a une vision qui est complémentaire. Ça peut être fort intéressant. Je suis surprise qu'à tous les jours, les gens viennent me dire qu'ils sont fiers d'avoir une femme à la tête de leur ville et ce, pour une première fois. La population est prête à se faire diriger par des hommes et des femmes», poursuit celle qui fut élue conseillère en 2013 et mairesse il y a moins d'un an.

Au Centre-du-Québec, la TCMFCQ admet que des efforts restent à faire pour atteindre la parité au sein des conseils municipaux. À la suite des élections de 2013, seulement 17 municipalités sur les 80 de la région se retrouvaient dans la «zone paritaire» du 40-60 pour cent. Les autres municipalités comptaient une à deux femmes dont 11 municipalités sans aucune femme.

Pour intéresser un plus grand nombre de femmes à la vie politique et les inciter à se porter candidates aux prochaines élections, un guide est disponible auprès de la Table centricoise qui, en plus, organise une soirée d'information sous la forme de souper tournant le 6 septembre prochain, à la Cour du Baron, à Saint-Cyrille-de-Wendover. Différents thèmes reliés au processus électoral seront abordés. Le tout débute à 18 h et le coût du repas est de 25 dollars. Pour s'inscrire ou pour recevoir plus d'informations, on communique au 819 758-8282 ou par courriel (pouvoir@femmescentreduquebec.qc.ca).

Sur la rive nord, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) présente une séance d'information sur les règles de financement pour les élections municipales de 2017, le 30 août, de 17 h à 20 h, au 1060 Saint-François-Xavier, à Trois-Rivières. Un buffet froid sera servi sur place. L'activité est gratuite.

Ensuite, une formation sur le parcours de la candidate aura lieu le 8 septembre, de 9 h 30 à 13 h 30, à l'Auberge Gouverneur Shawinigan. Un dîner conférence avec des élues de la région suivra. Les frais de participation sont de 20 dollars. Pour ces deux activités, les inscriptions sont obligatoires, par téléphone au 819 372-9328 ou par courriel (agente.projetcmfm.ca). Dans le premier cas, c'est en collaboration avec le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), et dans le second, en partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

«On a réussi à pouvoir organiser deux activités de peine et de misère parce que tant le DGEQ que la FQM voulaient aller dans les régions. Mais ça fait un certain nombre d'années qu'on n'a plus de financement pour les activités Mauriciennes d'influence, qui incluaient les activités pour les élues municipales», a déploré la directrice de la TCMFM, Joanne Blais.




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