M. Moisson tire sa révérence

Jean-Guy Doucet a été six ans à la... (Sylvain Mayer)

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Jean-Guy Doucet a été six ans à la présidence de Moisson Mauricie.

Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Beaucoup de gens le surnomment M. Moisson. Après six ans à la barre de Moisson Mauricie, Jean-Guy Doucet tire doucement sa révérence, comme le veut la constitution de l'organisme à tous les six ans, cédant sa place à Jean Pellerin. Il restera encore un an comme conseiller pour assurer une solide transition.

Jean-Guy Doucet, dont le nom est devenu étroitement associé à l'oeuvre de Moisson Mauricie, est visiblement très fier du travail accompli, le geste le plus important ayant été de quitter la rue Poisson, fin 2013, pour s'installer dans des locaux deux fois plus grands, rue Laviolette.

La décision ne pouvait mieux tomber. Elle a coïncidé, en effet, avec l'implantation du programme de récupération dans les supermarchés.

Les effets se sont fait sentir assez rapidement. En 2016-17, Moisson Mauricie aura en effet  récupéré près de 2,5 millions kilos de denrées auprès de 91 fournisseurs, ce qui représente une hausse de 19 %.

En calculant les pertes, ce sont donc près de 2,4 millions de kilos de denrées qui ont été distribuées aux personnes défavorisées de la région, une valeur de près de 15 millions $.

Le nouvel édifice permet «d'avoir plus de matériel», explique M. Doucet.

Il y a environ deux ans, Moisson Mauricie a aussi fait l'acquisition d'une autre bâtisse qui lui sert de centre de tri, sur la rue Girard. Ces deux nouvelles installations permettent à l'organisme de récupérer de la viande, de la congeler ou de la transformer en respectant toutes les conditions de salubrité requises pour ce genre d'aliment.

En collaboration avec Moisson Montréal, l'organisme a trouvé moyen d'assurer une réfrigération fiable afin d'éviter toute possibilité de dégradation de la viande, donc de contamination.

Les produits récupérés par Moisson Mauricie proviennent à 37 % de fournisseurs régionaux (supermarchés, viande du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, fermes et autres). Ils proviennent aussi à 73 % de fournisseurs nationaux, soit les Banques alimentaires du Québec, les Banques alimentaires du Canada, les autres Moissons, Défi jeunesse et Stericycle (une compagnie d'assurances).

Le bilan de l'année permet de constater que les produits non périssables (25,9 %), les produits laitiers (22,1 %) de même que les fruits et légumes (24,5 %) représentent les principaux arrivages de l'année. Les viandes occupent 9 % des arrivages, les produits de boulangerie, 16,4 % et les friandises, à peine 2,1 %.

La participation des supermarchés comporte un volet écologique, car elle permet d'éviter d'envoyer à l'enfouissement des aliments encore tout à fait acceptables, indique le rapport. Quinze supermarchés de la région contribuent à la récupération des denrées de Moisson Mauricie et depuis mars 2016, huit nouvelles épiceries se sont ajoutées.

Si Moisson Mauricie a été en mesure d'améliorer autant ses installations, c'est principalement grâce à une campagne majeure de financement qui lui avait rapporté 2 millions $, rappelle M. Doucet.

Lorsque Jean-Guy Doucet est arrivé en poste, il y a aussi eu quelques remaniements. «On a bâti une équipe de gestionnaires motivés qui ont de belles valeurs», dit-il.

Jean-Guy Doucet se réjouit d'avoir aussi été entouré d'un conseil d'administration ayant des valeurs communes de même que des contacts d'affaires assez substantiels pour avoir réalisé avec succès les collectes de fonds nécessaires à la réalisation des projets. «On a trouvé des personnes mobilisées et intéressées, des gens de coeur», résume-t-il.

«Je suis fier du mandat qu'on a fait. On a un conseil avec une belle relève», indique M. Doucet.

Pas moins de 410 personnes en réinsertion sociale participent au triage des denrées, à la préparation des commandes, à la cuisson de la viande, l'accompagnement du camionneur et l'entretien des installations, soit plus de 18 000 heures de travail.

En Mauricie, les aliments sont acheminés à des organismes de distribution alimentaire, dans des maisons d'hébergement (8), tablées populaires (11), écoles, garderies ou maisons de jeunes (pour les collations) (14), cuisines collectives (2) et dépannage urgence (6).

Au Centre-du-Québec, les denrées sont principalement envoyées dans des centres de distribution alimentaire, soit 13 des 17 organismes de soutien desservis.

Moisson Mauricie a ainsi soutenu, au cours de 2016-17, 22 972 personnes, dont 6892 sont des enfants. Il est à noter que 80,2 % de ces bénéficiaires proviennent de l'aide sociale. Toutefois, on trouve des bénéficiaires du côté de personnes retirant de l'assurance-emploi, une pension d'invalidité et même une pension de vieillesse.

Au cours de l'année, 83 dépannages ont permis d'aider 109 adultes et 93 enfants.

Moisson Mauricie a bénéficié, cette année, du soutien de 941 bénévoles, ce qui totalise 3842 heures de bénévolat.




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