Le bureau d'information touristique de Trois-Rivières a la cote

La superviseure du bureau d'information touristique de Trois-Rivières,... (Sylvain Mayer)

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La superviseure du bureau d'information touristique de Trois-Rivières, Sylvie Plante, pose devant le visiteur Alexandre Boiteau, de Nice, renseigné par la préposée Diane Grégoire.

Sylvain Mayer

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ils veulent savoir où est cette «place à yogourt glacé» dont ils ont entendu parler, ou demandent plus largement ce qu'il y a à voir à Trois-Rivières. Ils viennent de France, de Pologne, de Rimouski ou de Sherbrooke, et comptent parmi les plus de 10 500 visiteurs qui ont franchi les portes du bureau d'information touristique (BIT) de Trois-Rivières depuis juin. Petit portrait d'une ressource qui va au-delà de la distribution de plans de la ville.

Nous sommes vendredi après-midi. Le Grand Prix de Trois-Rivières entame sa deuxième fin de semaine, le Festival de l'Assomption anime le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, et une représentation du spectacle du Cirque du Soleil est au programme à l'Amphithéâtre Cogeco. Un couple se présente au bureau d'information touristique. Il achètera une paire de billets pour le Cirque, si on peut l'aider à trouver une chambre d'hôtel pour le soir. Une denrée rare en cette fin de semaine plutôt occupée à Trois-Rivières.

La superviseure du bureau, Sylvie Plante, et les quatre préposés qui l'accompagnent cet après-midi-là ne ménageront aucun effort pour trouver de l'hébergement pour ce couple (avec succès!) et pour répondre à toutes les demandes des visiteurs. 

Des exemples de demandes? Ce vendredi-là, plusieurs personnes viendront chercher des billets de stationnement pour le spectacle du Cirque du Soleil, deux couples solliciteront la recommandation d'un restaurant «apportez votre vin» au centre-ville, une dame voudra connaître les indications pour se rendre aux jeux d'eau du parc Laviolette, et un groupe de jeunes Réunionais fraîchement débarqués en ville s'informeront des modalités de location de vélos dans les environs.

Le BIT de Trois-Rivières accueille divers types de visiteurs. La clientèle internationale, les visiteurs québécois et les Mauriciens se côtoient au bureau de la rue Notre-Dame-Centre, qui a effectué 10 367 «actes de renseignements» en juin et juillet 2017, comparativement à 8611 pour la même période en 2016, soit une augmentation de 20 %. En clair, un acte de renseignement correspond à une interaction avec un visiteur, qui peut être accompagné d'autres personnes.

Le visiteur international

Vendredi, une Française venue à Trois-Rivières il y a 20 ans demande s'il y a quelque chose de nouveau à voir depuis sa dernière visite.

La préposée Carolane Beaudoin lui tend le Guide des circuits thématiques, un outil qui, comme son nom l'indique, propose huit circuits axés sur divers thèmes: les arts, la poésie, le patrimoine religieux, les musées, le patrimoine, l'archéologie, le shopping et la gastronomie du terroir. La préposée lui conseille plus particulièrement le circuit patrimonial, qui explore l'architecture et l'histoire de Trois-Rivières à partir de l'escalier monumental. 

Elle en profite également pour mentionner les expositions tenues dans le cadre de la Biennale internationale d'estampe contemporaine, en pointant entre autres l'ancienne gare ferroviaire, un des lieux de diffusion de la biennale, situé à l'extérieur du périmètre du vieux Trois-Rivières. Dans la philosophie d'optimiser la visite des touristes dans la ville, Carolane Beaudoin vante aussi la chocolaterie devant la gare, qui offre entre autres des «gelatos sublimes»...

«Beaucoup de touristes internationaux nous demandent ce qu'on peut faire à Trois-Rivières. Ils ont vu dans les guides Le Routard ou Lonely Planet que Trois-Rivières est la deuxième plus vieille ville francophone en Amérique du Nord...», indique la superviseure du BIT en commentant l'intérêt des Européens et des Américains qui font escale à Trois-Rivières.

Une ville qui a évolué

Un peu plus tard dans l'après-midi, un couple de Québec s'arrête au bureau, puisqu'il passe la semaine dans la région pour visiter la famille installée dans un terrain de camping du coin. L'homme du couple se surprend de constater que la ville a beaucoup changé depuis les dernières décennies. Il avoue même qu'il entretenait le tenace préjugé sur l'odeur caractéristique de Trois-Rivières, celle associée à la production de pâtes et papier...

«C'est un beau défi qu'on a avec les Québécois. Mais heureusement, on a moins la réputation d'être un endroit pour arrêter en route. Certains viennent par curiosité, et sont surpris de l'offre touristique, du parc hôtelier, de la restauration. Les Québécois reviennent; ils savent qu'il y a des spectacles, des musées, de la restauration», constate Sylvie Plante, en observant que ceux qui sont souvent les plus étonnés de la transformation de la ville sont les anciens étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui y ont étudié dans les années 1970 et 1980 et qui reviennent.

Redécouvrir sa propre région

Une autre clientèle à ne pas négliger est celle des Mauriciens eux-mêmes. Ils peuvent trouver au BIT de la documentation sur les autres régions, certes, mais ils peuvent aussi y déceler des idées d'activités pour divertir la visite. En allant chercher une carte d'accès aux parcs nationaux, se procurer un passeport du FestiVoix ou un billet de spectacle, les visiteurs de la région peuvent régénérer leur intérêt envers les attraits locaux.

«On a fait redécouvrir les Forges du Saint-Maurice comme ça», donne comme exemple Mme Plante, en évoquant l'aspect de promotion des atouts locaux auprès des gens de la région.

En commentant la hausse de fréquentation du BIT de Trois-Rivières, sa superviseure insiste sur l'importance de la qualité de l'accueil et de la personnalisation des échanges. «Je dis aux préposés qu'ils feront partie des souvenirs de vacances des visiteurs. L'accueil est hyper important», résume celle dont le but est de retenir les visiteurs le plus longtemps possible dans la région, et de favoriser leur retour.

Quelques faits

Les attraits les plus connus par les visiteurs

La Vieille prison de Trois-Rivières et Boréalis

Quelques déceptions

Certains touristes européens tiennent pour acquis qu'ils pourront se rendre du centre-ville de Trois-Rivières au parc national de la Mauricie ou à Saint-Alexis-des-Monts par train ou autobus. Un couple a récemment pris un taxi pour se rendre à Saint-Alexis.

La sous-estimation des distances est encore vivante: certains Européens de passage à Trois-Rivières croient encore pouvoir visiter les chutes du Niagara et la Gaspésie en peu de jours...

La locomotive Cirque du Soleil

Pendant la période où il est à l'affiche, le spectacle du Cirque du Soleil est souvent le prétexte de la visite des touristes d'autres régions à Trois-Rivières.




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