La SAQ met fin à son aide de 3000 $ à la Fondation Jean-Pierre Despins

Le président de la Fondation Jean-Pierre Despins m.d.,... (Sylvain Mayer)

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Le président de la Fondation Jean-Pierre Despins m.d., René Bérubé, ne prise guère la décision de la SAQ.

Sylvain Mayer

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Saint-Léonard-d'Aston) Le président de la Fondation médicale Jean-Pierre Despins m.d., René Bérubé, digère mal la décision de la Société des alcools du Québec de mettre fin à sa contribution de 3000 dollars pour le prochain souper-bénéfice annuel prévu le 7 octobre à Saint-Léonard-d'Aston.

«C'est inconcevable. Ils font des profits énormes et se paient de très gros salaires. Il faut qu'ils continuent à aider des petits organismes comme le nôtre. Les gens continuent à consommer leurs produits en région, ce serait normal qu'il y ait un retour du balancier», a-t-il fait savoir au Nouvelliste.

À la SAQ, on explique que la politique des dons et commandites a été révisée en 2015. «On se concentre maintenant sur des organismes qui font de la recherche ou du traitement. C'est plutôt ça qu'on vise. Les organismes de soutien comme la Fondation ne font pas partie du lot», a justifié la porte-parole, Linda Bouchard.

Même si le changement a eu lieu il y a deux ans, la commandite en produits, et non en argent, d'une valeur de 3000 dollars fut accordée en 2016. «On les a avisés l'année dernière qu'on se retirait de l'événement cette année, alors qu'on contribuait depuis déjà cinq ans. On donne toujours le temps aux différents organismes. Et ce n'est pas le seul duquel on a dû se dissocier. Ce n'est pas de gaieté de coeur qu'on fait ça, c'est qu'on a des choix à faire. Les demandes sont toujours plus importantes et parfois, il faut dire non ou se retirer», poursuit la responsable des relations de presse.

Celle-ci se montre étonnée que l'organisme n'ait pas fait connaître ses doléances à la société d'État. «Il n'y a pas eu de relance ni d'échanges avec eux. J'imagine qu'ils sont déçus. C'est jamais une bonne nouvelle de savoir qu'on n'a plus de partenaire», poursuit Mme Bouchard.

La SAQ propose à la Fondation de se tourner vers les agents promotionnels et de les solliciter directement. «Ils peuvent peut-être combler leurs besoins. Si leur intention est de continuer d'avoir un partenaire en boisson ou en vin, on peut même leur donner des solutions de rechange pour qu'ils approchent d'autres partenaires potentiels. On peut les aider là-dedans», précise-t-elle. 

Car la décision de ne plus appuyer la Fondation médicale Jean-Pierre Despins m.d. est irréversible. «Il faut être équitable envers tous les organismes. On en a plusieurs demandes, ce n'est pas un choix aléatoire qu'on fait, on regarde si ça correspond au créneau ou pas. Et dans ce cas-ci, le créneau, c'est plutôt un organisme de soutien et ça ne correspond pas. Les causes sont toutes louables. Mais on ne peut pas être de toutes les causes non plus», renchérit Mme Bouchard. 

Or, ses explications n'ont pas réussi à calmer la colère du président de la Fondation. «On ne fait peut-être pas de recherche, mais on rend de grands services à la population. On est en première ligne avec ce qu'il y a de plus nouveau en termes d'équipements pour rendre le maximum de services à la population», fait remarquer René Bérubé.

Et puisqu'il ne se fait pas de recherche en région, à plus forte raison, dit-il, la SAQ doit «automatiquement» continuer à aider la Fondation. 

«Je souhaite qu'ils changent d'idée. C'est sûr que toutes les causes sont bonnes, mais ça fait cinq ans qu'ils sont avec nous autres et ils se doivent de continuer. C'est sûr qu'on peut aller aux agents promotionnels, mais on n'aura pas un montant bien important de leur part. Le montant de 3000 dollars que la SAQ nous accordait en produits, c'est peut-être 1000 dollars pour eux autres, alors que nous autres, ça fait notre affaire», a-t-il conclu.

Recrutement de quatre médecins?

Avec une campagne de financement qui a rapporté 112 912 $ l'an dernier, la Fondation Jean-Pierre Despins m.d. prépare son prochain souper-bénéfice qui aura lieu le 7 octobre au Centre Richard-Lebeau de Saint-Léonard-d'Aston. Et les derniers efforts de recrutement laissent poindre à l'horizon l'embauche potentielle de quatre médecins si le CIUSSS donne le feu vert via son plan régional d'effectifs médicaux.

«À la suite de notre présence à des salons à Québec et Bromont, quatre candidats se sont montrés intéressés», a fièrement annoncé le président de la Fondation, René Bérubé.

Selon lui, les futurs médecins se disent impressionnés par les équipements dont dispose le GMF Saint-Léonard-d'Aston. Et si le tout devant se concrétiser, le personnel médical doublerait alors que présentement, les professionnels en place doivent prendre les bouchées doubles.

«Avoir des bons médecins en milieu rural, c'est primordial. Un service de proximité pour nous, c'est agréable. Nous voulons qu'il y ait de nouveaux médecins et que l'équipe prenne de l'expansion pour nous offrir plus de services. Et afin de recueillir les fonds nécessaires à nos projets, nous tiendrons notre souper-bénéfice annuel sous le thème des passionnés, et ce, dans trois domaines différents», précise-t-il.

Si Jean-Yves Doucet représentera le côté sportif, le secteur de la musique aura pour ambassadeurs Réal Deschênes et Francine Lafond. Quant au monde des affaires et de l'agriculture, Yvon et Claude Cardinal seront en vedette. Le souper gastronomique 2017 aura lieu sous la présidence d'honneur de Paul Ouellet.




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