Jacques Daoust, un mentor pour Jean-Denis Girard

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Jean-Denis Girard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Jacques avait un sens économique et un sens des affaires tellement développés. Il a été mon mentor en politique.»

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Julie Boulet

photo: François Gervais

Jean-Denis Girard était aussi volubile qu'attristé jeudi matin lorsque Le Nouvelliste l'a invité à commenter le décès de Jacques Daoust. Le député de Trois-Rivières a côtoyé de près l'ex-ministre libéral de l'Économie, alors qu'il a été ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allégement réglementaire et au Développement économique régional d'avril 2014 à février 2016.

«On discutait de gros dossiers comme celui de Kruger, de Bombardier. J'ai appris de Jacques au niveau de l'analyse économique d'un projet, mais aussi de voir les impacts: ce que ça rapporte en revenus pour le Québec, combien d'emplois, ces gens-là vont payer des impôts, etc. Il avait une vision très grande de l'économie et il avait tout un carnet d'adresses. Il connaissait les entrepreneurs: Bombardier, Jean Coutu, Couche-Tard. Il connaissait tous les dirigeants. Il m'a permis de rencontrer des gens qui ont marqué mon passage comme ministre délégué.»

Julie Boulet a été surprise d'apprendre la mort de son ex-collègue, surtout qu'elle l'avait vu le 12 juillet à son vignoble lors d'une tournée dans la région d'Hemmingford.

«J'étais au zoo avec mon collègue Stéphane Billette (le député de Huntingdon) et on est allé le saluer. Il a passé une heure à parler de ses projets, de son vignoble. Il m'a montré toute la machinerie pour produire son vin. Il allait super bien. J'en ai parlé le 19 juillet au Conseil des ministres. J'avais dit qu'il était en super forme et qu'il nous saluait tous. J'apprends la nouvelle (de sa mort). Je tombe des nues», raconte Mme Boulet, bien au courant de son hospitalisation quelques jours après leur dernière rencontre.

La ministre régionale a salué la contribution publique de Jacques Daoust, d'abord comme président d'Investissement Québec et ensuite comme élu.

«Il était un homme d'une grande intelligence. Il croyait profondément au potentiel économique du Québec. Comme collègue, il était très agréable. Et c'était quelqu'un de très drôle. Pour tous, il était un banquier, d'apparence sérieuse, toujours à sa place. Mais dans le quotidien, il était toujours à compter des blagues», se souvient Mme Boulet.

Le côté comique de Jacques Daoust a aussi été soulevé par Jean-Denis Girard.

«Il avait tout un sens de l'humour, se souvient le député de Trois-Rivières, un sourire dans la voix. Il racontait une blague pour détendre l'atmosphère... C'est vraiment désolant, ce qui arrive. La politique, ce n'est pas facile. Il en a fait à la fin de sa carrière, mais il a toujours travaillé dans des postes exigeants, toujours sur l'adrénaline. Il était à sa retraite, il pouvait profiter de la vie, il était très en forme. Et il arrive un événement comme ça. Ça remet les valeurs à la bonne place.»




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