Inondations: la Croix-Rouge continue d'aider les sinistrés

La Croix-Rouge était à Yamachiche mardi pour distribuer... (Stéphane Lessard)

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La Croix-Rouge était à Yamachiche mardi pour distribuer des montants de 600 $ aux sinistrés des innondations.

Stéphane Lessard

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Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Près de trois mois après les inondations qui ont frappé le Québec, la Croix-Rouge continue de verser l'aide financière de 600 $ offerte aux sinistrés.

Mardi, au sous-sol de l'église de Yamachiche, une trentaine de sinistrés devaient passer chercher leur lot. Au terme de l'exercice, la Croix-Rouge aura versé 318 000 $ à 530 foyers des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Pouvant compter sur une collecte de fonds ayant généré 9,1 millions de dollars pour les victimes des inondations, l'organisme sans but lucratif poursuivra son soutien aux sinistrés les plus touchés.

La porte-parole de la Croix-Rouge, Stéphanie Picard, indique qu'une «aide financière additionnelle» sera octroyée aux foyers les plus endommagés par les inondations.

Parmi les critères qui rendront éligibles les candidats à cette deuxième ronde d'aide monétaire, ceux dont la résidence principale a été inondée au-delà du niveau du sous-sol seront les plus considérés. Des dommages à la chambre à coucher, à la cuisine ou à la salle de bain augmentent aussi les chances d'obtenir un dédommagement additionnel.

«Nos bénévoles qui rencontrent les sinistrés sont aussi formés pour effectuer une analyse qualitative de leurs besoins afin de nous permettre d'ajuster l'aide qu'on octroie. On veut donc s'assurer d'aider ceux qui en ont le plus besoin et éviter de dédoubler l'aide gouvernementale», explique Mme Picard.

Si le système mis en place par l'organisme semble bien fonctionner, l'aide gouvernementale apparaît moins accessible. «Il y a beaucoup de documents à fournir, des gens se découragent et abandonnent leur demande. Certains sont des analphabètes quasi fonctionnels, des gens seuls ou sans famille. Ils sont sans soutien et ça paraît une montagne pour eux», rend compte un bénévole de la Croix-Rouge.

«J'ai reçu un inspecteur pour analyser chez nous, je n'ai jamais eu de suivi après ça. J'ai appelé à quatre endroits au ministère et je n'ai jamais eu de retour d'appel. On me renvoie partout et je n'ai pas de réponse nulle part», explique une sinistrée qui a refusé d'être identifiée.




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