Les martinets ramoneurs suscitent l'intérêt

Samuel Bolduc s'implique depuis sept ans dans la... (Audrey Tremblay)

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Samuel Bolduc s'implique depuis sept ans dans la sauvegarde du martinet ramoneur.

Audrey Tremblay

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(Lac-Édouard) La protection de l'habitat des martinets ramoneurs, qui ont élu domicile à Lac-Édouard depuis déjà des dizaines d'années, est bien ancrée dans la mission du Sanatorium historique Lac-Édouard. Les dirigeants espèrent depuis longtemps que des chercheurs s'intéresseront à leur site pour entamer des études sur l'oiseau. Les discussions en ce sens vont bien. Le projet suscite énormément d'intérêt.

«Depuis le début du projet, j'ai toujours dit qu'on mettait la table en espérant que des spécialistes, parce qu'on n'est pas des biologistes ni des chercheurs, s'intéressent à ça et qu'il y ait des recherches sérieuses qui se fassent au Lac-Édouard. On a peut-être trouvé ce partenaire-là qui a les outils, les connaissances, l'intérêt et qui a dans sa mission d'assurer la protection d'une espèce», a fait savoir Simon Parent, un des dirigeants du Sanatorium.

Le premier projet, qui a été réalisé à Lac-Édouard, consistait à rénover la grande cheminée et à en construire sept autres. Il faut spécifier que cet oiseau fait son nid dans les cheminées. 

Le deuxième projet a pour objectif de mettre en place des outils pour faire de la recherche scientifique sur l'oiseau, entre autres, des caméras haute définition, des thermomètres, de nouvelles cheminées... 

En plus du centre d'interprétation sur le martinet ramoneur qui a ouvert ses portes l'année dernière, les dirigeants souhaitent également développer un tour guidé avec du multimédia sur cet oiseau en voie de disparition.

«C'est un oiseau qu'on a menacé nous-mêmes, et qu'on peut encore aider comparativement à d'autres espèces où on n'y peut rien», a commenté Simon Parent.

Samuel Bolduc est aussi de ceux qui se passionnent pour le martinet ramoneur. Depuis sept ans, il participe bénévolement au recensement de l'oiseau en voie de disparition.

«Je prends des données chaque soir. Le soir, parce que c'est à ce moment qu'ils rentrent pour se coucher. Je note la température, les conditions météorologiques, et je fais le décompte des oiseaux. Parfois ils rentrent en masse! Je dois improviser et compter par deux ou par quatre, mais je m'en sors assez bien. C'est un décompte approximatif. On n'a pas encore de caméra ou de matériel comme ça. C'est quatre soirs dans l'été, ça se passe partout au Québec en même temps», explique-t-il.

Pour lui, c'est d'être aux premières loges d'un spectacle en faisant sa part pour l'espèce en voie d'extinction.

«La rentrée des martinets c'est quelque chose d'extraordinaire. C'est du vol plané, la particularité c'est la façon de se nicher. La seule façon de rentrer dans la cheminée c'est en vol plané. Imaginez une feuille morte qui tombe d'un arbre. Elle vacille en descendant, l'oiseau c'est le même principe. Lorsqu'il atteint le milieu de la cheminée environ, là il s'accroche aux parois pour dormir ou pour aller dans son nid», explique-t-il.

Une passion qui a rapidement tracé une voie à suivre pour le jeune homme de 22 ans de Lac-Édouard, qui a entrepris des études en bioécologie.

«Je pense que j'ai trouvé mon domaine d'études grâce à ce travail-là. J'ai découvert que j'avais une passion pour les animaux et le travail avec tous les éléments de la nature», lance-t-il.




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