La Villa du jardin fleuri contre-attaque

Un juge de la Cour supérieure du Québec... (Andréanne Lemire)

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Un juge de la Cour supérieure du Québec a suspendu la décision du CIUSSS MCQ de fermer la résidence la Villa du jardin fleuri. Cette suspension est effective jusqu'à mercredi, afin de donner le temps au tribunal d'entendre la cause.

Andréanne Lemire

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un juge de la Cour supérieure du Québec a contesté mardi la fermeture de la Villa du jardin fleuri par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). Une ordonnance de sauvegarde a en effet suspendu la décision du CIUSSS pour une durée de 24 heures, le temps de donner aux tribunaux la chance d'entendre la cause.

Les représentants de la Villa du jardin fleuri se sont présentés mardi après-midi au palais de justice de Montréal afin de défendre leur cause en audience de sauvegarde. Vers 15 h 30, le juge a finalement suspendu la décision du CIUSSS de révoquer le certificat de conformité de la résidence en décrétant une ordonnance de sauvegarde. Notons que la demande d'audience a été faite au palais de justice de Trois-Rivières, mais que celui-ci ne pouvait pas accueillir la cause dans la journée de mardi.

Selon Louis Aucoin, stratège en communication, ce jugement démontre que la Cour estime qu'il pourrait y avoir injustice dans le dossier. «Pour qu'il y ait ordonnance de sauvegarde, il faut qu'il y ait un préjudice irréparable, une situation d'urgence et une apparence de droit. Cette dernière s'appuie sur la balance des inconvénients, c'est-à-dire dans ce cas-ci sur le tort causé aux résidents comparé au tort causé au CIUSSS», explique-t-il.

Quoi qu'il en soit, la requête sera entendue mercredi par la Cour supérieure du Québec, au palais de justice de Trois-Rivières.

Devant ce retournement important, le CIUSSS a préféré attendre la suite des événements avant de commenter la situation. «C'est un recours auquel la résidence a droit. Évidemment, nous allons appliquer le sursis jusqu'à ce que la cause soit entendue», soutient Guillaume Cliche, agent d'information au CIUSSS MCQ. 

M. Aucoin a par ailleurs reproché aux porte-parole du CIUSSS d'être imprécis en ce qui concerne les infractions. «Si vraiment la résidence était en infraction sur 78 critères, elle aurait fermé ses portes bien avant», a-t-il avancé. «Il faut que le CIUSSS se réveille et qu'il arrête d'envoyer n'importe qui dire n'importe quoi», a ajouté M. Aucoin.




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