Soie d'Amérique: «C'est une excellente évolution»

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On reconnaît sur la photo le président de la coopérative Monark, Daniel Allard, en compagnie de Léo Trépanier, Guy Pellerin et Jean-Marie Giguère.

Andréanne Lemire

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(Saint-Adelphe) La culture de l'asclépiade pourrait connaître une forte augmentation grâce à une invention de la région. Une nouvelle récolteuse spécialement adaptée à la culture de la soie d'Amérique a été présentée samedi à des producteurs intéressés par ses résultats prometteurs.

Cette nouvelle récolteuse, nommée Messor ALGO, a été développée par la Coopérative Monark et l'équipe de conception des ateliers de fabrication de l'entreprise Machineries Roberge de Saint-Adelphe. La pièce d'équipement, qui s'attache à un tracteur, a déjà fait ses preuves dans les champs.  

Sans cette nouvelle récolteuse, la culture de l'asclépiade était très laborieuse et longue. Les producteurs utilisaient de l'équipement pour la culture du maïs, mais cela n'était pas optimal. Ils passaient ainsi plus de temps à désengorger la machinerie qu'à récolter les fruits de leurs efforts.  

«C'était l'enfer», avoue Daniel Allard, le président de la Coop Monark, une coopérative qui regroupe quelque 125 entreprises agricoles. «Ça me prenait 42 heures pour récolter seulement six hectares. Avec cette nouvelle récolteuse, qui n'est pas encore au sommet de l'évolution, nous sommes capables de faire 15 hectares en une journée normale de 8 à 10 heures. C'est une excellente évolution.»

En plus d'être beaucoup plus rapide et efficace, cette récolteuse destinée à la culture de l'asclépiade permettra de favoriser la croissance de la production de la soie d'Amérique. «Ça nous permet de sécuriser les récoltes», explique Daniel Allard. «Les performances que nous aurons à l'automne avec cet équipement vont certainement inciter d'autres producteurs à cultiver l'asclépiade. Plus ça va, plus c'est prometteur.»

Les producteurs qui se sont lancés dans la culture de ce nouveau produit feront la deuxième récolte cet automne. Les soies récoltées pourront alimenter un marché qui est de plus en plus intéressé par ses propriétés, soutient M. Allard.

«Le problème n'est pas dans la performance de la soie. Il y a un marché qui est en attente des livraisons», souligne le président de la Coop Monark. «Il y a des productions d'asclépiade en Mauricie, mais aussi dans le Bas-Saint-Laurent, l'Estrie et les Laurentides.» 

La soie d'Amérique s'est révélée être un excellent isolant pour la fabrication de vêtements, mais aussi un très bon absorbant. Des démarches de commercialisation ont d'ailleurs été amorcées il y a un bon moment par l'entreprise Encore 3.




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