Pas de seins nus à Valcartier

Le Groupe Calypso-Valcartier interdit que les femmes d'avoir... (Patrice Laroche)

Agrandir

Le Groupe Calypso-Valcartier interdit que les femmes d'avoir les seins nus lorsqu'elles visitent ses parcs aquatiques.

Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Fanny Lévesque</p>

(Québec) Le Groupe Calypso-Valcartier a tranché mercredi de l'épineuse question. Il est interdit aux femmes visitant ses parcs aquatiques d'avoir les seins nus «jusqu'à nouvel ordre». La règle, qui en était une non-écrite, l'est maintenant noir sur blanc.

«C'est définitivement notre responsabilité de prendre position», a affirmé au Soleil le grand patron de l'entreprise, Louis Massicotte. «On est tout à fait conscient qu'on marche sur des oeufs, c'est délicat, mais en même temps (...) Je préfère que la question refasse surface pour qu'on puisse régler ce dossier-là, une fois pour toutes». 

Le groupe Calypso Valcartier, qui possède les parcs Calypso à Limoges près d'Ottawa et celui de Valcartier à Québec, a «clarifié» publiquement sa réglementation après le dépôt, il y a une semaine, d'une plainte au Tribunal des droits de la personne de l'Ontario sur le droit des femmes d'être torse nu en public. La plainte vise des établissements hôteliers et touristiques de l'Ontario, dont le Calypso, et la municipalité de Cornwall. 

«Si on doit répondre à un tribunal, on ne se gênera pas pour donner notre opinion et celle de notre clientèle», assure le président du conseil et chef de la direction du groupe. «On n'est pas là pour défier la loi, mais on peut certainement être là pour la questionner», a-t-il poursuivi sans vouloir commenter spécifiquement le cas en cause. 

« Ça n'a pas sa place »

Les parcs Calypso et Valcartier, fréquentés majoritairement par des enfants et des familles, ne sont pas des lieux où les femmes peuvent se balader les seins nus, croit la haute direction, qui soutient également avoir sondé sa clientèle familiale et ses employés. «Honnêtement, c'était unanime», indique M. Massicotte. 

«On vend un produit qui est une expérience, qui a des personnages et une mise en scène. Et pour nous, ça viendrait définitivement changer l'expérience. Ce n'est pas par pudeur, on pense que ça n'a pas sa place (...) C'est un dossier délicat, mais je pense qu'en même temps, il faut avoir un minimum de courage pour affirmer ce qu'on pense », dit-il. 

« Le droit d'un adulte se termine là où le droit d'un enfant commence, surtout en territoire pour la famille », réitère M. Massicotte.




À lire aussi

  • Nudisme: le Québec «très en retard»

    Société

    Nudisme: le Québec «très en retard»

    Le Québec «n'est pas à l'avant-garde» en matière de nudité, croit le fondateur de la Fédération québécoise de naturisme, Michel Vaïs. Selon lui, la... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer