Tarification des loisirs à Shawinigan: à la recherche d'un arrangement

Luc Dostaler, maire de Mont-Carmel.... (François Gervais)

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Luc Dostaler, maire de Mont-Carmel.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une première fissure apparaît dans le bloc de solidarité des municipalités qui ceinturent Shawinigan en ce qui concerne la tarification des loisirs pour les non-résidents. À Saint-Mathieu-du-Parc et à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, les élus ont tendu une contre-proposition à la direction du service des loisirs, culture et vie communautaire. Partout ailleurs, la ligne est maintenue: pas question d'administrer les inscriptions de la ville centre.

Le 16 juin, Robert Y. Desjardins, directeur du service loisirs, culture et vie communautaire à Shawinigan, a envoyé une lettre aux dix municipalités visées par les négociations sur les services supralocaux afin qu'elles se positionnent officiellement avant l'automne. Dans un premier temps, la Ville demande à chaque administration si elle acceptera de prendre les inscriptions de ses citoyens aux activités offertes à Shawinigan pour la saison 2017-2018. Ensuite, elle questionne l'intérêt de la Municipalité à ce que ses citoyens participent à des activités proposées par des organismes de Shawinigan et qu'elle défraie la facture liée aux tarifs des non-résidents que la Ville leur fera parvenir. M. Desjardins souhaitait obtenir une réponse avant le 14 juillet.

À ces deux questions, les élus de Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Élie-de-Caxton, Grandes-Piles, Saint-Paulin, Hérouxville et Charette ont répondu négativement au cours des derniers jours, soit par résolution ou par simple correspondance. En gros, elles maintiennent le même discours. Personne ne s'oppose aux nouveaux tarifs imposés par Shawinigan, mais pas question de gérer les inscriptions.

À Saint-Tite, pour éviter que les citoyens croient que leur conseil municipal leur barre la route aux activités de  Shawinigan, les élus ont adopté une résolution, le 4 juillet, qui précise leur position. Sur le fond toutefois, elle ne se distingue pas beaucoup de la majorité des autres municipalités concernées.

Ainsi, pas question de s'occuper de l'administration d'activités «d'autres régions», ni d'acquitter une facture liée aux tarifs de non-résidents imposée par Shawinigan.

Par contre, Saint-Tite «accepte que ses citoyens participent à des activités offertes par des organismes de Shawinigan avec le principe de l'utilisateur payeur». Cet énoncé entre en collision avec la demande de Shawinigan, qui spécifie qu'en cas de refus de collaborer à la gestion des inscriptions, les résidents de ces communautés seront refusés. «Je ne veux pas pénaliser mes citoyens», nuance le maire, André Léveillé. «Je veux qu'ils participent selon le principe de l'utilisateur payeur. Par contre, je ne collecte pas d'argent. C'est la réponse qu'on donne pour le moment.»

Ouvertures

Notre-Dame-du-Mont-Carmel occupe une position inconfortable dans ce dossier, puisque les habitudes de ses résidents sont clairement orientées vers Shawinigan lorsque vient le temps d'inscrire leurs enfants à des sports de glace. Le maire, Luc Dostaler, explique qu'une contre-proposition a été formulée à Shawinigan et sans rien vouloir présumer de la réponse, il croit avoir trouvé un compromis acceptable.

En somme, pour les activités gérées par des associations, telles que le hockey mineur ou le patinage artistique, le parent y inscrira directement son enfant. L'organisme fera parvenir à Shawinigan la liste des inscriptions venant de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. La Ville transmettra ensuite la facture à l'administration municipale, qui se chargera de percevoir les frais de non-résidents aux citoyens concernés, après avoir tenu compte de la politique d'aide financière mise à jour en début d'année. 

M. Dostaler tient toutefois à ce qu'au moment de l'inscription à l'association, le citoyen soit clairement avisé des frais supplémentaires de non-résidents qui seront imposés. Rappelons que pour le hockey mineur par exemple, ils s'élèvent à 800 $ par enfant.

«Dans le fond, on est prêt à continuer ce qu'on faisait déjà pour le hockey», indique M. Dostaler. «Nous expédierons des factures uniques. Je pense que ça fera l'affaire de tout le monde.»

En ce qui concerne les activités offertes par le service des loisirs de Shawinigan toutefois, M. Dostaler maintient que Notre-Dame-du-Mont-Carmel ne gérera pas ces inscriptions. Les citoyens devront donc se tourner vers d'autres sites, dans leur municipalité ou ailleurs dans la région.

À Saint-Mathieu-du-Parc, les élus ont décidé de mettre de l'eau dans leur vin. Valérie Bergeron, directrice générale, confirme que les citoyens qui veulent s'inscrire à une activité organisée par la Ville pourront le faire au bureau municipal. Les frais seront ensuite transmis à Shawinigan. 

Pour les activités offertes par des organisations, la Municipalité acceptera de percevoir les frais de non-résidents et transmettra ensuite ces montants à la Ville. 

Lorsque cette facture sera acquittée, la personne pourra entrer en contact avec l'association pour payer le tarif de base.

«L'organisme aura le mandat de n'accepter aucune inscription sans avoir obtenu le reçu de la Municipalité», précise Mme Bergeron. «Si, par exemple pour le hockey mineur, la personne ne paye pas d'abord le 800 $ à Saint-Mathieu-du-Parc, l'association devra malheureusement refuser l'inscription.»

Ces deux municipalités ont été guidées, dans leur réflexion, par une volonté de ne pas brimer leurs citoyens qui veulent s'inscrire à une activité à Shawinigan, une ville limitrophe.




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