Shawinigan: la saga du conteneur se poursuit

Roger Allard est revenu à la charge à... (Sylvain Mayer)

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Roger Allard est revenu à la charge à la dernière séance publique du conseil municipal au sujet du conteneur entreposé illégalement par le conseiller Jean-Yves Tremblay.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La saga du conteneur se poursuit à Shawinigan. Une fois de plus à la séance publique de mardi, le conseiller du district des Hêtres, Jean-Yves Tremblay, est devenu un sujet de discussion étant donné que le conteneur qu'il entrepose illégalement sur son terrain vague situé à l'intersection de la rue Frigon et de l'avenue Coutu n'a toujours pas disparu.

Roger Allard, un ex-membre de son équipe électorale lorsqu'il s'est présenté candidat pour le Nouveau parti démocratique en 2015, avait alerté les élus le 13 juin dernier. Le maire, Michel Angers, ne semblait pas au courant de cette histoire et il avait alors assuré qu'il allait régler la situation.

Un mois plus tard, le conteneur n'a toujours pas bougé. Après la séance du conseil en juin, M. Tremblay avait pourtant mentionné qu'il s'agissait d'une situation «très temporaire» et que la boîte de métal aurait quitté le terrain à la fin du mois courant.

M. Allard est donc revenu au micro à la période de questions, mardi soir, pour savoir pourquoi rien n'avait bougé.

«Vous m'aviez dit de ne pas me casser la tête, que vous alliez régler la situation», rappelle le citoyen. «Ce n'est pas réglé!»

M. Angers a répliqué qu'il était intervenu auprès du directeur général. Gaétan Béchard a confirmé qu'une inspection avait été réalisée sur le terrain afin de préciser au propriétaire ce qui était conforme et ce qui ne l'était pas. Un rapport a ensuite été remis à M. Tremblay.

«Il est au courant de la situation et connaît les mesures requises pour se conformer à la réglementation», indique M. Béchard.

Rappelons que le règlement de zonage de la Ville stipule notamment qu'«un bâtiment principal doit être implanté sur un terrain pour qu'un entreposage extérieur soit autorisé sur ce terrain», notamment en zone résidentielle, où cette propriété est située.

«Les règles vont s'appliquer pour tout le monde, incluant les conseillers municipaux», répète le maire. «Il y a délais, mais il faudra qu'il règle ses choses. Sinon, il y aura des amendes, comme n'importe qui.»

La réponse du maire n'a visiblement pas satisfait M. Allard.

«C'est dommage, parce qu'on nous demande de respecter les employés municipaux, mais quand on voit un échevin qui ne nous respecte pas, je trouve ça pas mal bizarre. Je suis très déçu de M. Tremblay, qui sait parfaitement que c'est illégal, ce qu'il fait, et qu'il continue quand même. Il rit de nous autres!»

Le conseiller du district des Hêtres n'est pas intervenu pendant l'échange. Après la séance, il a indiqué que les deux personnes qui avaient manifesté un intérêt pour acquérir son conteneur s'étaient finalement désistées. 

«Il faut que je me débarrasse du matériel qu'il y a dedans», explique-t-il. «(Roger Allard) est parti en guerre mais moi, je ne m'occupe pas de ça. J'ai dit que le terrain serait libéré, je vais respecter les délais. D'ici la fin du mois, c'est parti. Je pourrais être là jusqu'à la mi-août, mais à la fin juillet, ce sera parti. Je sais que ce n'est pas conforme. Je vais respecter la réglementation dans les délais. En attendant, ça me prend quelque chose pour remiser mon matériel. Je vais m'organiser pour tout ranger et après, le conteneur va partir.»

S'il ne trouve personne intéressé, M. Tremblay indique qu'il enverra tout simplement ce conteneur chez un ferrailleur.




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