Anciennes municipalités sur les autoroutes: «ça n'a pas été facile»

L'exemple de Sherbrooke pourrait inspirer les élus dans... (Sylvain Mayer)

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L'exemple de Sherbrooke pourrait inspirer les élus dans leurs démarches pour ressusciter, le long de l'autoroute de l'Énergie, les noms des coeurs villageois qui composent la municipalité.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Difficile de savoir jusqu'où ira vraiment la Ville de Shawinigan dans sa volonté de ressusciter, le long de l'autoroute de l'Énergie, les noms des coeurs villageois qui composent la municipalité, mais l'exemple de Sherbrooke pourrait inspirer les élus dans leurs démarches. En 2013, la conseillère Diane Délisle était parvenue à arracher un compromis au ministère des Transports, en faisant réapparaître les noms de Deauville et de Bromptonville tout près des sorties pertinentes le long de l'autoroute 10-55.

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Diane Délisle, conseillère à la Ville de Sherbrooke, avait réussi en 2013, à arracher un compromis au ministère des Transports pour garder les noms de certaines villes tout près de certaines sorties le long de l'autoroute 10-55.

La Tribune

En fait, ces toponymes ne sont pas réapparus sur des panneaux principaux. Une nouvelle signalisation a plutôt été installée à part, tout près des sorties. Ce compromis avait été obtenu du MTQ quatre ans après l'adoption d'une résolution du conseil municipal de Sherbrooke demandant le retour des noms des anciennes municipalités le long de l'autoroute. Selon le quotidien La Tribune, en 2011, une pétition de 920 signatures avait été déposée aux élus, exigeant la réapparition de «Deauville» et de «Rock Forest».

Mme Délisle, présidente de l'arrondissement Rock Forest - Saint-Élie - Deauville, avait pris ce dossier en main à ce moment. Elle convient qu'il faut prendre son mal en patience avec le MTQ.

«Ça n'a pas été facile», commente-t-elle. «Il a fallu argumenter, demander une rencontre, mettre du temps et de l'énergie. Le MTQ disait qu'il avait une politique d'affichage et que notre proposition y contrevenait. Nous répondions que c'était drôle, à Québec, des noms d'anciennes municipalités étaient encore apparents le long des autoroutes à ce moment. Ils ont dû fléchir. (Pour eux), ça semble préférable d'analyser à la pièce. À certains endroits, ça ne cause pas problème mais à d'autres, les gens sont plus tenaces.»

Mme Délisle laisse entendre que la mobilisation des citoyens peut faire une différence, puisque ceux qui ont regardé le train passer n'ont pas profité des gains réalisés auprès du MTQ à Sherbrooke.

«Les citoyens des anciennes municipalités situés aux deux extrémités de la ville n'acceptaient pas de voir disparaître le nom sur les panneaux du ministère des Transports», raconte-t-elle. «Ce que nous avons obtenu, c'est que les noms ne sont pas réapparus sur les panneaux au-dessus de l'autoroute, mais sur le côté.»

«Par contre, quelqu'un qui veut aller à Rock Forest, par exemple, doit savoir qu'il doit prendre la sortie Boulevard Bourque», ajoute-t-elle. «Rock Forest n'est indiquée nulle part, parce que cette ancienne municipalité n'est pas contiguë à l'autoroute. C'est resté comme ça, au même titre que Fleurimont, qui n'est plus indiquée. Mais ces gens n'avaient pas fait de pression. Il faut croire que ça ne les dérangeait pas. Deauville et Bromptonville étaient des municipalités plus anciennes, où il existait peut-être davantage un sentiment d'appartenance.»

Mme Délisle qualifie donc la victoire de «partielle», puisque dans les faits, le conseil municipal souhaitait le retour des toponymes des anciennes municipalités sur les panneaux principaux qui annoncent les sorties. Dans son esprit, il ne fait aucun doute que l'exemple de Québec avait permis de gagner des points au MTQ. Rappelons qu'à Shawinigan, le maire mise aussi beaucoup sur la situation de Bécancour pour faire valoir son point, puisque les noms des anciennes municipalités apparaissent toujours à la sortie du pont Laviolette et le long de l'autoroute 30, plus de cinquante ans après la fusion.

«On s'est contenté de ce gain», mentionne l'expérimentée politicienne, élue sans interruption depuis la fusion de 2001. Après cet épisode de 2013, l'affichage n'a remué aucune susceptibilité à Sherbrooke, malgré les gains obtenus pour Deauville et Bromptonville.

Rappelons que mardi soir en assemblée publique, le maire de Shawinigan a annoncé que le conseil municipal adopterait une résolution pour appuyer les pétitionnaires de Saint-Jean-des-Piles dans leurs représentations au MTQ, eux qui souhaitent le retour du toponyme de leur ancien village à la sortie 226 de l'autoroute de l'Énergie.




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