Maisons vétustes en Haute-Mauricie: «le processus peut être long»

Ce bâtiment à Parent a été ciblé parmi... (Audrey Tremblay)

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Ce bâtiment à Parent a été ciblé parmi les priorités de la Ville.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Un citoyen de Parent a fait connaître son mécontentement vis-à-vis la Ville de La Tuque dans le dossier des bâtiments vétustes. Il accuse les élus de ne pas agir assez rapidement. La Ville a réagi. On assure que tout est fait dans l'ordre, mais qu'il faut du temps et de l'argent.

«Il y a une volonté du conseil municipal et une prise en charge par la Ville, avec la collaboration de l'ensemble des services, pour élaborer un plan d'action et intervenir adéquatement sur les bâtiments vétustes et les dossiers de nuisances. [...] La première chose à faire, c'était de faire l'inventaire des bâtiments sur le territoire pour les prioriser», a expliqué le greffier de la Ville de La Tuque, Jean-Sébastien Poirier.

Une trentaine de bâtiments vétustes ont été identifiés par la Ville, dont près de la moitié sont situés à Parent. Le conseil municipal a autorisé dans son dernier budget un montant de 100 000 $ pour régler des dossiers de bâtiments vétustes et de nuisance. 

«Il faut comprendre qu'avec ce montant-là, on ne peut pas régler les 30 dossiers», note le greffier.

Quatre d'entre eux ont été priorisés pour 2017, trois à La Tuque et un à Parent. Le greffier assure que des actions sont prises pour limiter le nombre de cas sur l'ensemble du territoire de La Tuque. 

Par ailleurs, avant d'en arriver à la démolition, le processus peut être long, jusqu'à 24 mois parfois. «De prendre une action judiciaire légale pour en arriver à obtenir un jugement qui demande au propriétaire de démolir, c'est certainement beaucoup de temps, mais aussi beaucoup d'argent. Les capacités financières d'une municipalité sont limitées», a commenté

M. Poirier

Il ne s'agit toutefois pas de la propriété dénoncée dans la lettre signée par le Parentois Jacques Massé dans la section Opinion. «En juillet 2016, lors d'une rencontre avec le maire, il avait été entendu que La Tuque se concentrerait sur les maisons inhabitées, abandonnées, barricadées à la va-vite et représentant un risque pour la population. Le maire avait donné sa parole que d'ici le 31 août 2016, il présenterait un programme spécifique pour ces immeubles. Mais on l'attend son plan

10 mois plus tard. À quoi servent les paroles quand les actions ne suivent pas?», dénonce le citoyen de Parent.

Le greffier de la Ville de La Tuque,  pour sa part, estime que tout est mis en oeuvre pour enrayer le problème, mais il s'agit d'un travail de longue haleine. «On a un plan d'action et on le respecte. On est sympathique à sa lettre, mais ce dossier n'a pas été priorisé et ce n'est pas la Ville qui peut régler ce dossier-là présentement. C'est plus un dossier civil que municipal. [...] La Ville n'est pas un instrument pour régler une chicane de voisin. On fait très attention dans ces cas-là», a-t-il lancé. 

Dans sa lettre, Jacques Massé dépeint une situation qui ne l'implique pas. Il parle d'un propriétaire qui vit une situation dangereuse en raison d'un immeuble en ruine sur la rue St-Joseph dans le secteur de Parent. Une propriété qui apparaît dans la liste générale dressée par les autorités municipales.

«L'immeuble de son voisin, une ancienne salle de quilles, reste debout à cause de l'inventaire, essentiellement des déchets accumulés depuis plus de 47 ans! [...] Le mur sud penche sur le terrain de M. St-Hilaire. Il empiète carrément sur la propriété. Il n'y a aucune marge latérale entre les deux propriétés», précise-t-il.

Il s'inquiète également des risques d'incendie et des odeurs «de pourriture, de moisissures et d'oeufs passés date».

«Les dossiers avancent bien et sûrement, mais aux yeux des gens il y a peu de résultats parce que ça demande des mois et des mois», a mentionné le greffier de la Ville, Jean-Sébastien Poirier.

Aide financière

La Ville de La Tuque offre par ailleurs une aide financière au propriétaire de bâtiments vétustes dans le cadre d'un programme de revitalisation.

«C'est une aide financière pour la disposition des matériaux du bâtiment», a mentionné M. Poirier.

Pour les personnes admissibles, les montants peuvent atteindre 10 000 $ pour une résidence unifamiliale et 25 000 $ pour un immeuble commercial, mixte ou communautaire.




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