CHSLD Avellin-Dalcourt: le CIUSSS et Marc H. Plante réagissent

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Louis Brunelle et Sébastien Rouleau ont fait le point sur la situation au CHSLD Avellin-Dalcourt.

François Gervais

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Louiseville) La sortie du syndicat concernant le manque de préposés aux bénéficiaires au CHSLD Avellin-Dalcourt préoccupe les hautes instances du CIUSSS MCQ. La direction de l'établissement tient à rassurer la population, et affirme que les soins d'hygiène destinés aux patients n'ont en aucun cas été annulés. Ceux-ci auraient plutôt été reportés.

Lors d'une entrevue téléphonique accordée au Nouvelliste, les membres de la direction du CIUSSS MCQ se sont d'entrée de jeu montrés rassurants. Sébastien Rouleau, directeur adjoint de l'hébergement (Rive-Nord), a expliqué que des circonstances extraordinaires peuvent venir chambouler l'horaire normal des soins. «Il peut y avoir une réorganisation du travail qui implique un report, mais jamais l'annulation des soins. Si nos patients n'ont pas accès au bain, ils auront accès à des soins d'hygiène partiels», éclaircit-il. 

Geneviève Jauron, du service des communications, a précisé que c'était ce qui s'était passé à Avellin-Dalcourt. «Dans les faits, les patients du CHSLD ont reçu une toilette partielle à la place d'un bain. Leur bain a par ailleurs été reporté de 48 heures au maximum, et ils ont reçu leur bain subséquent selon l'horaire normal», assure-t-elle. Mme Jauron a par ailleur affirmé qu'il s'agissait d'un cas isolé et a rappelé que des toilettes partielles étaient données aux patients à tous les jours.

Même si elle réfute certains éléments avancés par le syndicat, la direction du CIUSSS n'est pas insensible à la situation en cours au CHSLD. «Ce n'est pas une situation idéale, mais c'est une situation importante. Nous développons un plan d'action, parce que nous prenons la situation très au sérieux», affirme Mme Jauron. Ce plan d'action compte entre autres sur un programme de reconnaissance des acquis et sur un cours de courte durée pour devenir préposé aux bénéficiaires. Dans sa sortie de mardi, le syndicat déplorait la lenteur avec laquelle ce plan était appliqué.

Louis Brunelle, directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, explique qu'il serait difficile d'accélérer le processus, étant donné les acteurs impliqués. «Nous avons reçu une dizaine de candidatures pour le programme de reconnaissance des acquis. Par contre, nous ne sommes pas seuls dans ce dossier. C'est notre partenaire, la commission scolaire, qui confirme les acquis et qui a le pouvoir de délivrer les diplômes», indique-t-il. L'implication de la commission scolaire contraint donc les responsables du projet à attendre le mois de semptembre avant de pouvoir appliquer quelque mesure que ce soit.

Le plan d'action du CIUSSS compte également sur la valorisation du métier de préposé aux bénéficiaires, afin de favoriser le recrutement. Selon M. Brunelle, la récente sortie du syndicat n'aide en rien à atteindre cet objectif. «Le travail des préposés n'est pas facile, et il est important de mettre leurs efforts en valeur. Cependant, nous avons besoin d'agir de concert avec le syndicat pour y arriver», commente-t-il.

En définitive, la situation au CHSLD Avellin-Dalcourt demeure problématique. En attendant l'application de nouvelles mesures, la direction du CIUSSS pense pouvoir maintenir un niveau de services acceptable. «Il faut composer avec la pénurie de préposés aux bénéficiaires. Nous avons mis en place des mesures alternatives, pour assurer la qualité des soins», affirme Mme Jauron. Si le syndicat avait évoqué les heures supplémentaires obligatoires, M. Brunelle met plutôt en lumière d'autres mesures employées par le CIUSSS. «Obliger la main-d'oeuvre disponible à faire du temps supplémentaire est la dernière mesure que nous appliquons pour pallier au manque de préposés. Nous embauchons des étudiants, ainsi que des aides de services pour contrebalancer le manque de personnel. Mais en aucun cas, la sécurité des patients et la qualité des soins ne sont compromises», assure-t-il. 

Le député de Maskinongé aux aguets

Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, n'a pas perdu de temps pour réagir aux problèmes du CHSLD Avellin-Dalcourt. Mardi matin, il avait déjà décroché le téléphone pour alerter les autorités compétentes. «La situation est préoccupante et déplorable. J'ai entrepris des démarches auprès du ministre de la Santé et du CIUSSS», atteste-t-il. M. Plante a par ailleurs rappelé que le gouvernement du Québec était conscient du manque de préposés aux bénéficiaires dans les institutions de santé. Il a notamment évoqué une aide de 65 millions de dollars annoncée à l'automne 2016 par Gaétan Barette pour embaucher 1300 préposés dans les CHSLD.

Soucieux d'assurer le confort et la dignité des résidents de son comté, M. Plante a demandé des explications lors de sa discussion avec le CIUSSS. «Du côté du CIUSSS, on m'a assuré qu'il s'agissait d'un cas isolé, et que les bains prévus le vendredi n'avaient pas été annulés, mais reportés au lundi et au mardi. Je reste tout de même aux aguets, puisque je ne veux pas que cette situation se reproduise», conclut le député de Maskinongé.




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