De Saint-Célestin au Mont-Bénilde?

Le Faubourg Mont-Bénilde pourrait être la solution pour... (Photo: Olivier Croteau)

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Le Faubourg Mont-Bénilde pourrait être la solution pour la relocalisation des élèves de l'école de Saint-Célestin.

Photo: Olivier Croteau

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Saint-Célestin) L'inquiétude est palpable pour plusieurs parents de Saint-Célestin à la suite de l'annonce de la fermeture de l'école primaire Marquis. Est-ce que les enfants devront être relocalisés dans des écoles différentes ou encore est-ce qu'ils devront changer d'établissement scolaire à plus d'une reprise pendant les travaux? Voilà plusieurs questions qui demeurent sans réponse pour plusieurs parents qui ont le désir d'apporter eux aussi des solutions au problème.

C'est d'ailleurs ce qui a poussé certains d'entre eux à discuter avec le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, pour proposer quelques idées. «Les citoyens viennent me voir et plusieurs ont soulevé l'idée d'envoyer les enfants à l'ancienne école Mont-Bénilde (aujourd'hui Faubourg Mont-Bénilde) pour pouvoir garder tous les enfants ensemble», mentionne le député. 

Or, les parents des élèves de l'École Marquis sont loin d'être rassurés quant à l'avenir de leurs enfants. «Nous avons beaucoup d'inquiétudes, car la commission scolaire nous laisse dans le néant. Nous n'avons pas toutes les réponses et nous nous demandons à quel moment nous les auront», déplore Sylvie Houle, mère de deux élèves et membre du conseil d'établissement. «La commission scolaire nous a dit qu'elle partait en vacances la semaine prochaine. Nous, de notre côté, nous essayons de rassurer nos enfants, mais ils nous posent des questions auxquelles nous n'avions même pas pensé. Plusieurs d'enfants font partie d'équipes sportives à l'école Marquis et nous ne savons pas ce qui va arriver avec le sport. Beaucoup de questions restent sans réponse», ajoute-t-elle.

Rappelons que la Commission scolaire de la Riveraine a forcé la fermeture de l'école primaire Marquis de Saint-Célestin en raison de problèmes au niveau de la fondation du bâtiment. Alors que les risques pour la sécurité des

130 élèves et du personnel sont jugés de «moyens à élevés», un délai supplémentaire est demandé pour prendre une décision concernant les futurs travaux. Du côté des parents, on apprécierait tout de même certaines garanties. «Bien des choses nous inquiètent, mais nous avons une inquiétude plus forte que les autres. Nous comprenons le besoin de déplacer les élèves pour le moment, mais nous voulons nous assurer que ce changement soit temporaire, et non définitif. L'école Marquis est réputée pour être excellente, et elle a une équipe du tonnerre», souligne Mme Houle. «On pense à ceux qui ont des bébés et qui ne sont pas certains de ce qui va se passer quand leurs enfants seront en âge d'aller à l'école. On veut aider ceux qui s'en viennent. À Saint-Célestin, on est une communauté qui se tient», soutient-elle.

Une solution possible

Même si le projet n'est qu'en discussion pour le moment, le promoteur du Faubourg Mont-Bénilde, Steve Garceau est ouvert à l'idée d'héberger un total de six classes. «J'ai reçu des appels à ce sujet et c'est un projet qui pourrait être possible pour un ou deux ans maximum. J'ai un étage complet de l'immeuble à leur offrir, en plus de l'équipement scolaire», précise-t-il.

Le promoteur tient toutefois à mentionner que le projet de l'école alternative qui commence aussi à l'automne n'a aucun lien avec la proposition en cours. «L'école alternative a une clientèle différente de l'école primaire de Saint-Célestin, donc les locaux seraient complètement à l'opposé dans l'immeuble», souligne Steve Garceau.

Situation «inacceptable»

Pour le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, même s'il salue la décision prise pour la sécurité des élèves, la question des délais est très préoccupante. «Quand on sait que le dossier traîne depuis 40 ans, je ne comprends pas pourquoi ils ont attendu jusqu'à ce que ça devienne aussi dangereux. Si c'est si dangereux, ils devraient démolir tout de suite au lieu de demander un délai jusqu'en décembre pour prendre une décision», soutient-il.

Alors que plusieurs plans sont présentement sur la table pour la survie de l'établissement, le député est catégorique: une décision doit être prise pour le bien des enfants. «C'est une préoccupation pour plusieurs, on parle ici d'enfants du primaire qui vont devoir changer d'école à de nombreuses reprises en plus de devoir s'adapter, donc ce n'est pas acceptable comme situation», conclut le député.

Avec la collaboration de Michel Lamy




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