Procès de William Labranche: une décision le 18 août

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est le 18 août prochain que le juge Jacques Trudel fera connaître son verdict dans la cause de William Labranche, cet individu accusé de sévices physiques et sexuels sur deux jeunes femmes.

Au terme d'un procès qui aura duré trois semaines, la procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, a en effet terminé ses plaidoiries, lundi, en réclamant du juge que le jeune homme soit déclaré coupable des quelque 30 chefs d'accusation qui sont portés contre lui. 

Rappelons que Labranche est notamment accusé d'agressions sexuelles armées, d'agressions sexuelles causant des lésions, de voies de fait armées, de voies de fait simples, de séquestrations, de menaces de mort, d'introductions par effraction, de méfait et de diverses infractions en lien avec la possession et de trafic de stupéfiants. 

Les faits qui lui sont reprochés ont été commis dans le cadre de relations sexuelles hors normes et d'une grande violence. Il a d'ailleurs été décrit par les plaignantes comme un adepte de sadomasochisme qui n'aurait pas hésité à leur attacher les mains, à les fouetter, les étrangler, les pénétrer avec violence en utilisant parfois des jouets sexuels et même à les sodomiser au point de leur infliger des lésions aux parties génitales. 

Dans cette affaire, la notion de consentement a toujours été au coeur du litige. D'un côté, l'avocate de la défense, Me Pénélope Provencher, soutient que les victimes étaient consentantes aux relations, ou du moins qu'un doute peut subsister sur l'absence de consentement. Son client n'a jamais nié les faits mais il a toujours affirmé que les relations étaient consensuelles. Il avait d'ailleurs précisé que les femmes y trouvaient du plaisir. 

La Couronne est d'un tout autre avis. Selon elle, les présumées victimes n'ont pas pu consentir aux relations sexuelles, d'autant plus que les pratiques de William Labranche étaient très violentes et leur causaient des lésions. C'est le cas de la seconde présumée victime, qui preuves médicales à l'appui, a notamment subi des abrasions au vagin et une déchirure de l'anus. Elle a rappelé que c'est cette dernière qui avait été violentée dans un restaurant Tim Horton par le prévenu tout juste avant son arrestation le 20 avril 2015. «Elle a sûrement vécu des choses épouvantables dans les instants précédents pour refuser d'entrer dans son véhicule comme a pu le voir sur les caméras de surveillance. Pour elle, c'était une question de vie et de mort», a indiqué Me Paquet.

Elle a aussi mentionné que la version de Labranche n'était pas crédible en citant plusieurs contradictions et invraisemblances. En contrepartie, elle estime que les plaignantes ont livré des témoignages véridiques, dont le contenu est soutenu par une preuve objective et corroborée par des témoins.  

Dans son droit de réplique, Me Provencher a pour sa part tenu à rectifier certains faits allégués par Me Paquet dans sa plaidoirie et à apporter des précisions, réitérant du même coup que son client devait être acquitté.




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