Plus de sécurité pour moins de noyades

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Dans cette simulation de sauvetage de la Brigade Splash, Caroline Bilodeau-Gravel va chercher le corps inanimé de Sandrine Desjardins pour le sortir de l'eau.

Brigitte Trahan, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les sauveteurs de la piscine de l'Exposition de Trois-Rivières ont pu s'entraîner toute la journée, mardi, en compagnie des sept animatrices de la Brigade Splash à l'occasion de sa tournée estivale québécoise. Au menu, des mises à jour sur les connaissances en sauvetage et beaucoup d'exercices pratiques, mais surtout, de la sensibilisation à la prudence.

Alors que l'été s'amorce tout doucement et que les vacances sont officiellement amorcées, les piscines publiques vont devenir à nouveau des endroits de prédilection pour se rafraîchir. Malheureusement, la baignade comporte aussi des risques, qu'on soit en piscine publique ou à la maison, rappelle la Brigade Splash.

La Société de sauvetage répertorie, en moyenne, quelque 70 noyades par année au Québec.

En date du 23 juin, on en comptait déjà 19 par rapport à 20, à pareille date, en 2016, selon la Société de sauvetage.

On se rappellera de la triste l'histoire de ce bambin de 3 ans qui s'était noyé, il y a deux semaines, à Upton en Montérégie, dans les eaux de la rivière Noire. Toujours à la mi-juin, une fête d'enfants avait aussi tourné au drame, à Sherbrooke, alors qu'un garçon de 8 ans a été trouvé inanimé dans une piscine. À Chelsea, au cours de la même période, ce fut au tour d'un enfant de 11 ans d'être retrouvé noyé lui aussi dans la piscine d'une résidence privée.

Bien que ces tristes événements rappellent que quelques instants suffisent pour succomber à une noyade, Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage, souligne que leur nombre diminue malgré tout au Québec année après année grâce aux nombreux efforts de sensibilisation déployés.

Le respect des consignes de sécurité dans les lieux de baignade, dit-il, est très important et peut éviter des blessures.

Au cours de la tournée de la Brigade Splash, les parents sont particulièrement interpellés. «On veut leur faire comprendre cette responsabilité-là qu'ils ont de surveiller leurs enfants», indique M. Hawkins.

«Peu importe le lieu de baignade, si l'enfant n'est pas à la portée de la main, c'est parce qu'il est déjà trop loin, et ce, même s'il y a la présence de surveillants sauveteurs», fait-il valoir.

M. Hawkins rappelle qu'il ne faut jamais hésiter à «aviser les sauveteurs de toute situation qu'on pourrait juger dangereuse ou douteuse» en milieu de baignade. «Quand il y a plein de monde dans une piscine, dans les plages ou dans les parcs aquatiques, il n'est pas rare que les autres baigneurs soient ceux qui déclenchent les mesures d'urgence. Si l'utilisateur peut faire déclencher le processus plus rapidement, ça nous aide beaucoup», plaide-t-il.

M. Hawkins précise qu'il est important de ne plonger que dans les endroits désignés à cet effet afin d'éviter des blessures à la colonne vertébrale d'autres baigneurs. Il rappelle finalement que l'alcool et la baignade représentent un mauvais mélange.

Dans les cas de noyade au Québec, 40 % avaient en effet consommé de l'alcool», dit-il.

Notons que la Régie du bâtiment du Québec s'est associée à la Société de sauvetage et à la Brigade Splash parce qu'elle «est responsable de l'application de la réglementation liée à la sécurité dans les lieux de baignade», indique le directeur général de l'inspection, Dominique Lessard.

L'application de la réglementation passe par la sensibilisation des différents intervenants, plaide-t-il. Or, «la Brigade permet de rejoindre 20 000 personnes chaque été», dit-il. Parmi elles, il y a les propriétaires de piscines qui ont la responsabilité d'offrir des installations conformes aux normes de sécurité, mais aussi les usagers, fait-il valoir.

«Cette année, le volet de sensibilisation à l'intention des hôteliers, des exploitants de lieux de baignade publics est de retour», dit-il, ce qui témoigne de la volonté de sensibiliser le maximum d'intervenants.

« Peu importe le lieu de baignade, si l'enfant n'est pas à la portée de la main, c'est parce qu'il est déjà trop loin. »

Une visite type de la Brigade Splash dure toute la journée. La matinée est consacrée aux surveillants-sauveteurs qui recevront alors un perfectionnement en matière de procédures d'urgence ainsi que des entraînements qui leur permettent d'administrer les premiers soins en cas de blessures ou de faire de la réanimation. Par la suite, la brigade rencontre le propriétaire ou le gestionnaire de l'installation de baignade visitée.




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