Glissements de terrain: la facture sera salée

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Ce glissement de terrain survenu à Saint-Justin force toujours l'évacuation de cette maison.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Maintenant que la saison des inondations est chose du passé, les intervenants gouvernementaux continuent de travailler à réparer les dommages causés lors des nombreux glissements de terrain survenus dans la région qui a connu une année record en la matière avec près de 100 incidents du genre. Et la facture s'annonce salée.

Hydro-Québec a dû déplacer un pylône après un... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Hydro-Québec a dû déplacer un pylône après un glissement de terrain qui s'est déroulé à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Hydro-Québec doit payer entre 1,5 million de dollars et deux millions de dollars pour couvrir les coûts de déplacement d'un pylône victime d'un glissement de terrain à Sainte-Anne-de-la-Pérade, au début du mois de mai.

La structure d'acier tenait sur trois de ses quatre piliers, mais n'est jamais tombée. Devant l'instabilité du sol à cet endroit à proximité de la route 159, les ingénieurs ont décidé le 8 mai que la meilleure solution pour assurer la sécurité du pylône et la continuité du service était de le déplacer de 35 mètres vers l'est.

«Il a fallu reconstruire le pylône sur le terrain adjacent de l'ancien. Même si l'ancien pylône tenait bien sur sa dalle, le terrain n'était pas assez stable pour faire seulement du remblai», déclare Louis-Olivier Batty, porte-parole d'Hydro-Québec.

Le démantèlement de l'ancien pylône a été suivi de la construction de la nouvelle structure qui a débuté le 15 mai. Les travaux ont pris fin le 7 juin. Le service électrique n'a pas subi d'interruption.

À Saint-Célestin, un important glissement de terrain survenu le 22 mai a causé d'importants dommages au rang Saint-Michel. Situé en bordure de la rivière Blanche, ce rang a été emporté sur une bonne partie de sa largeur, coupant le chemin en deux depuis ce temps.

«Des travaux sont en cours pour corriger le glissement de terrain et rebâtir la route», confirme Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile.

La Municipalité de la paroisse de Saint-Célestin pourrait devoir débourser plusieurs centaines de milliers de dollars afin de corriger la situation de cette route municipale, une ancienne route provinciale. D'autre part, les citoyens qui avaient été évacués en raison d'un problème survenu au système de fosse septique ont pu réintégrer leur domicile la semaine dernière. Les travaux de réparation à la fosse ont été effectués.

Saint-Maurice a aussi connu un glissement majeur à la mi-avril. Une grande portion du rang Saint-Joseph a été détruite. La composition du sol à cet endroit pourrait amener les spécialistes à recommander le déplacement d'une section de la route.

«C'est un secteur où il y a eu de bons mouvements de sol, ajoute M. Doire. Il faut savoir si la route sera rebâtie à la même place, car on ne sait pas s'il y a un risque que ça reparte de l'autre côté. Il faut voir pour assurer la sécurité des gens et aussi pour que ça coûte moins cher.»

Saint-Justin a connu le même genre d'événement au début mai. Le glissement est survenu près d'une maison de la route du Bois-Blanc. Les habitants de la maison ont été évacués et n'ont pas encore réintégré leur demeure.

«On est en train de discuter avec les gens de Saint-Justin, raconte Sébastien Doire. On est dans les rapports avec eux pour les informer de la suite. On est avec les spécialistes pour voir s'il est possible de consolider le terrain ou de déménager la maison.»

D'autres routes se sont affaissées notamment à Saint-Paulin, à Sainte-Geneviève-de-Batiscan et à Bécancour.

Gestion du Saint-Maurice

Concernant les inondations, Hydro-Québec a accueilli mardi soir des citoyens du secteur Beau-Rivage de Shawinigan à la centrale du Rocher-de-Grand-Mère. La société d'État a organisé une activité portes ouvertes afin d'informer ces citoyens ayant été victimes d'inondation sur sa façon de gérer la rivière Saint-Maurice lors d'une crue des eaux.

«On voulait prendre le temps d'aller plus loin dans les informations qu'on veut partager avec les citoyens», raconte Jacques A. Chauvette, directeur, production des cascades à Hydro-Québec.

La société d'État rappelle qu'elle peut contrôler une certaine partie de l'eau du bassin versant de la rivière Saint-Maurice. Et c'est ce qui a été fait lors de la crue printanière, selon M. Chauvette.

«Les gens du secteur Beau-Rivage voyaient la rivière à un débit de 3700 mètres cubes par seconde. Si on n'avait pas régulé les barrages, ça aurait été un débit de 6000 mètres cubes. Donc, on a fermé le barrage 

Gouin de façon préventive», précise le directeur, d'autre part élogieux envers la qualité du travail effectué lors de la reconstruction du pylône de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Quelque 200 citoyens ont été invités à la rencontre de mardi soir.




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