Trois-Rivières et Drummondville embarquent dans le même train

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Les projets de Via Rail pour les deux rives viennent de susciter une mobilisation des villes de Trois-Rivières et Drummondville.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même s'il se défend bien d'y renoncer, le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, concède le projet de train à grande fréquence (TGF) à Trois-Rivières et obtient l'appui de son homologue trifluvien, Yves Lévesque, pour bonifier le service actuel sur la rive sud.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, et son... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, et son homologue de Drummondville, Alexandre Cusson, dévoilant leur position commune par rapport aux projets de Via Rail dans les deux régions.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Une position commune qui s'est traduite lundi soir par l'adoption d'une résolution dans chacune des Villes pour faire pression auprès des gouvernements.

Les deux premiers magistrats en ont fait l'annonce à l'hôtel de ville de Trois-Rivières en présence des représentants des chambres de commerce des deux régions.

Le maire Cusson a rappelé que la vaste mobilisation centricoise pour réclamer, à l'époque, un train à grande vitesse n'était pas dirigée contre la rive nord. «On appuie le projet de VIA Rail», a-t-il résumé tout en insistant pour dire «qu'il y a loin d'avoir un conflit entre Trois-Rivières et Drummondville».

Selon le visiteur du jour, les deux Villes demandent conjointement que le fédéral appuie financièrement le projet de TGF de VIA Rail et que le provincial l'inscrive sur la liste des projets d'infrastructures prioritaires pour le Québec, au même titre que le Réseau électrique métropolitain (REM).

«Nous voulons que les gens de la rive sud, autant que ceux de la rive nord, soient mieux desservis par le réseau de transport ferroviaire de passagers. Un signal en 2017 serait une bonne nouvelle», a déclaré Alexandre Cusson, parlant d'un nombre de fréquences quotidiennes qui passerait de cinq à huit dans sa municipalité. 

Pour sa part, le maire de Trois-Rivières a souligné l'importance de s'assurer que les projets de TGF de VIA Rail et du REM de la Caisse de dépôt et placement du Québec soient arrimés de façon à ce que l'usager ait un accès direct et rapide à la gare Centrale de Montréal et aux principaux pôles de la métropole.

Le tracé du projet au Québec, entre les villes de Montréal et du Québec, fait consensus pour la rive nord du Saint-Laurent avec un arrêt à Trois-Rivières, tout en assurant un repositionnement ferroviaire de passagers sur la rive sud, comme le prévoit VIA Rail, faisant de Drummondville un hub qui, dit-on, permettra de développer davantage le transport interurbain sur la rive sud du fleuve.

«Une augmentation des services voyageurs interurbains entraînera une diminution marquée des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Nous tenons, le maire Cusson et moi, à ce que le projet de TGF voit le jour, non seulement pour des raisons pratiques et économiques concernant ses usagers, mais également pour des raisons environnementales. Nous faisons appel également aux autres municipalités de joindre le mouvement», a fait savoir Yves Lévesque qui rêve de voir le tout sur les rails d'ici 2020.

Selon lui, le projet de TGF vise à améliorer la qualité des services de transport ferroviaire de passagers, sa fréquence ainsi que sa fiabilité, tout en permettant plus d'options pour les connexions avec d'autres modes de transport comme les trains légers et chemins de fer d'intérêts locaux. De surcroît, l'accès aux centres des villes du réseau ferroviaire ferait en sorte que sa pertinence, son efficacité et sa fréquentation soient maximisées. 

Après avoir appuyé les projets de VIA Rail pour les deux régions, le duo de maires sollicitera l'appui des municipalités des deux rives du Saint-Laurent en les encourageant à adopter la même résolution.

Du côté des chambres de commerce, ce projet revêt une importance économique indéniable pour les régions du Québec.

«À court terme, les investissements de cinq milliards de dollars pour la mise en place du projet de VIA Rail auront des retombées économiques importantes au Québec. Par la suite, ce projet constituera un levier de développement extraordinaire pour les régions du Québec», a commenté la présidente de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, Amélie St-Pierre.

«Il est important que la communauté d'affaires de la rive nord et de la rive sud du Saint-Laurent puissent se mobilier et envoyer un signal fort aux gouvernements du Québec et du Canada que ce projet doit constituer une priorité pour le développement économique des régions du Québec», renchérit le représentant de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond, Jocelyn Lamarre.

Joint au Salon international de l'aéronautique du Bourget, en banlieue de Paris, le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, a réitéré son soutien au TGF à Trois-Rivières.

«J'ai toujours été un fervent supporter du projet et je continuerai de l'être compte tenu du potentiel économique et touristique pour la région. Dans le budget 2016, nous avons alloué 45 millions de dollars à divers projets de VIA Rail, dont 3,3 millions de dollars sur trois ans pour appuyer une évaluation approfondie de la proposition d'un train à haute fréquence de VIA Rail. Mon collègue le ministre Garneau travaille avec VIA pour évaluer pleinement les options», a conclu le député fédéral de Saint-Maurice-Champlain.




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