Jean-François Aubin veut suspendre les hausses de taxes à Trois-Rivières

Claude Boucher, un père de quatre enfants du...

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Claude Boucher, un père de quatre enfants du secteur Trois-Rivières-Ouest, a accueilli chez lui Jean-François Aubin pour la tenue de sa conférence de presse et l'appuie dans ses démarches.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, pourrait cogner à votre porte dans les prochaines semaines. Le conseiller sortant entend rencontrer le plus de citoyens possible en faisant du porte-à-porte pour se faire mieux connaître de la population.

Vendredi, M. Aubin a convoqué la presse pour faire part de sa première promesse électorale. Il s'engage en effet à ne pas hausser le compte de taxes municipales pour la première année de son mandat, en 2018.

M. Aubin explique qu'au cours des dernières années, le conseil municipal a voté chaque année des augmentations de taxes alors qu'il avait terminé chaque fois son année financière avec des surplus qui variaient de 10 à 14 millions $.

Le candidat indique qu'une hausse de 1 % de la taxe municipale équivaut environ à 1,8 million $. Si, en 2018, la Ville gèle son habituelle hausse de taxes, qui voisine en général les 2 %, elle se priverait ainsi de quelque 3,6 millions $. Étant donné les surplus réalisés, il resterait donc malgré tout plus de 6 millions $ de surplus dans les coffres, soit assez «pour que la Ville ne soit pas sur le fer et puisse bien fonctionner», fait valoir M. Aubin. Pour les années subséquentes, dit-il «on verra quelle sera la situation économique».

Jean-François Aubin a rappelé que Trois-Rivières est présentement une des Villes les plus taxées au Québec tandis que la valeur des propriétés, elle, n'a pas connu de hausse importante. «Les Trifluviens et les Trifluviennes ont payé amplement», estime-t-il.

Si les taxes ont beaucoup grimpé dans la Cité de Laviolette, au cours des dernières années, c'est «qu'on a fait beaucoup de projets qui coûtent cher. On a remonté nos emprunts de façon importante. C'est bien. Ça a été fait. Maintenant il faut souffler un peu», estime le candidat. «On ne peut pas constamment avoir des projets de quelque 50 millions $ quand on est une Ville, comme Trois-Rivières, de 138 000 de population où les revenus moyens, disons-le, ne sont pas très élevés», analyse-t-il.

Pour ce qui est du District 55, dit-il, il est en développement et il est trop tard pour y mettre un frein. «Ce qu'il faut faire, à mon avis, c'est s'asseoir avec les promoteurs et s'assurer que c'est un projet réaliste qui va continuer à se développer là», dit-il.

Jean-François Aubin, qui a annoncé sa candidature à la mairie à la fin du mois de janvier dernier, indique que sa campagne va s'articuler autour de cinq axes, soit s'assurer que la Ville soit à l'écoute de ses citoyens, qu'elle sera soucieuse de la capacité de payer des contribuables, qu'on en fasse une Ville où le développement économique durable soit une priorité, qui soit ouverte sur les enjeux mondiaux et qui soit unie d'est en ouest, dit-il en faisant allusion au sous-développement du bas du Cap.

M. Aubin se dit appuyé par une équipe solide d'une centaine de bénévoles. L'aspirant a déjà amorcé une tournée de plusieurs groupes et organisations, au cours des derniers mois et rencontré de six à sept groupes par jour, d'où l'élaboration des cinq axes qui composeront sa campagne.

Le candidat estime qu'il est plus que jamais important que la Ville soit à l'écoute de ses citoyens «puisque le gouvernement du Québec vient d'adopter le projet de loi 122 qui va éliminer une bonne partie de l'obligation que les Villes avaient de faire des référendums sur certains projets», rappelle-t-il. «Si la Ville n'est pas à l'écoute, si la Ville ne consulte pas suffisamment ses gens, ça veut dire qu'on va élire des gens et qu'après ça, ça va être fini», déplore-t-il en promettant d'annoncer des mesures concrètes au cours de sa campagne.

Pour Jean-François Aubin, le développement du tourisme est certes une bonne idée, mais son caractère saisonnier faire en sorte qu'il faudra aussi «développer d'autres secteurs» et créer des «emplois de qualité», un thème que le candidat se promet de développer plus tard. «J'ai des propositions très concrètes à faire, dit-il.

La Ville de Trois-Rivières, doit aussi se mettre au diapason des besoins de ses citoyens, indique M. Aubin en illustrant son propos par le vélo qui est passé, avec le temps, de simple loisir au statut de moyen de transport. Trois-Rivières, estime-t-il, a déjà été en avance sur sont temps, «mais elle traîne aujourd'hui de la patte», dit-il.




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