Faire revivre «Rues principales»? Croteau y croit, Lévesque dit non

Le dernier maire de la ville de Cap-de-la-Madeleine... (Stéphane Lessard)

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Le dernier maire de la ville de Cap-de-la-Madeleine et ancien conseiller municipal de Trois-Rivières, Alain Croteau, estime qu'il faudrait faire revivre des initiatives telles que «Rues Principales» pour relancer le secteur du bas du Cap, dont le boulevard Sainte-Madeleine.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) La revalorisation de l'offre commerciale dans le secteur du bas du Cap-de-la-Madeleine ne pourra passer que par la renaissance d'initiatives comme «Rues Principales», un organisme dédié au développement commercial de ce secteur qui a cessé ses activités peu après la fusion municipale. C'est du moins l'avis de l'ancien maire de Cap-de-la-Madeleine et ancien conseiller municipal du district du Sanctuaire, Alain Croteau.

Celui qui s'est fait plus discret depuis les trois dernières années sur la scène publique ne cache pas sa déception face à l'annonce de la fermeture de certains commerces dans ce secteur, dont le Canadian Tire et la Mercerie de luxe, mais aussi par rapport aux services désormais moins présents pour la période estivale à l'urgence de Cloutier-du Rivage.

«Pour le développement commercial, ce n'est pas vrai que ça peut se faire juste avec des bénévoles ou par deux ou trois conseillers municipaux. Il faut vraiment qu'il y ait un organisme comme «Rues Principales» sur le terrain pour recenser les locaux vacants, voir aux besoins des gens du secteur, faire du démarchage et mettre les commerçants potentiels en contact avec des propriétaires de locaux vacants. Ça prend une permanence et pour ça, ça prend de la volonté et de l'argent», constate Alain Croteau.

Ce dernier salue d'ailleurs les initiatives prises par la Ville pour les incitatifs aux améliorations des immeubles, mais estime que ce n'est pas suffisant pour redynamiser un secteur.

«Il y a eu un délaissement des secteurs au profit du centre-ville de Trois-Rivières lors de la fusion. Nous avions déjà un organisme en place, déjà des études sur la mixité commerciale, des sondages auprès de la population, mais ce travail a été anéanti. Pourquoi ne pas continuer ce qui existait déjà», demande Alain Croteau, qui rappelle que malgré que les commerçants du centre-ville s'investissent financièrement, la Ville injecte beaucoup d'argent pour l'animation et les différents efforts déployés au centre-ville afin d'y attirer les gens et de rendre le secteur vivant.

Yves Lévesque

Le maire Yves Lévesque, de son côté, estime farfelu de penser que la remise sur pied de «Rues Principales» pourrait faire une différence dans ce secteur, dont l'offre commerciale est tout simplement dictée par les consommateurs.

«Ce n'est pas vrai que ça va changer quoi que ce soit. La preuve c'est que «Rues Principales» était là avant les fusions, et que ça se dégradait quand même continuellement. Il faut être réaliste. De penser que le bas du Cap va redevenir un pôle commercial, c'est de faire fausse route», croit le maire de Trois-Rivières. 

Ce dernier rappelle que ce n'est certainement pas la Ville qui dicte la conduite des consommateurs, mais que certaines initiatives peuvent aider à changer les choses. «On a mis des incitatifs en fonction de la réalité. Les programmes de rénovation qui sont en place vont certainement aider. Nous avons aussi de beaux projets de développement pour l'église Sainte-Madeleine, le terrain d'Aleris et aussi le terrain du Canadian Tire et nous sommes convaincus que certains promoteurs privés vont présenter des projets forts intéressants avec beaucoup de potentiel pour dynamiser le secteur», mentionne M. Lévesque.

Ce dernier a tenu à préciser qu'après la fusion, ce n'est pas la Ville qui a coupé les vivres à «Rues Principales». «Nous leur avions proposé un système de fonctionnement semblable à la Société de développement commercial, par souci d'équité pour ces organismes. Les commerçants du secteur devaient payer une taxe qui serait ensuite reversée à l'organisme pour son fonctionnement, mais «Rues Principales» n'en a pas voulu. C'est pour cette raison que ça a disparu. S'ils avaient voulu, ça aurait pu continuer», mentionne-t-il.

Finalement, Yves Lévesque croit que plusieurs personnes, en cette période pré-électorale, profitent du moment pour se faire du capital politique. 

«C'est facile de dire que ça ne va pas bien, mais avant la fusion, c'était pire. Il y a eu de belles choses qui ont été faites. Je pense à la construction de la pharmacie Jean Coutu, la rénovation du garage Charles Turcotte, le Super C. Il s'est fait de belles choses, quand même», martèle Yves Lévesque.




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