Camping Adam & Ève: la Municipalité voulait fermer les lieux

Le type d'activités qui se déroulent au camping... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le type d'activités qui se déroulent au camping Adam & Ève a déjà incité la Municipalité de Sainte-Brigitte-des-Saults à tenter de fermer le commerce.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Sainte-Brigitte-des-Saults) Le type d'activités qui se déroulent au camping Adam & Ève a déjà incité la Municipalité de Sainte-Brigitte-des-Saults à tenter de fermer le commerce. Mais étant donné que les activités échangistes se déroulent entre adultes consentants sur un site excluant les enfants, la Municipalité doit se faire une raison.

Jean-Guy Hébert, le maire de Sainte-Brigitte-des-Saults, exprime sa peine devant le drame qui s'est joué lundi à ce camping. «Ce sont des tragédies. Ça frappe l'imaginaire», commente le maire.

Ce dernier précise que la Municipalité n'a d'autre choix que de tolérer les activités du camping étant donné qu'elle n'a pas le pouvoir de bloquer ce genre d'établissement.

«On a pensé interdire car on trouvait que les activités prenaient une ampleur qui nous dépassait. Ce n'est pas nécessairement une bonne publicité pour nous et on n'est pas en faveur de ce genre d'activités. On s'est informé auprès de notre aviseur légal pour voir si on pouvait mener une intervention spécifique et on ne peut rien faire.

Il n'y a pas de règlement provincial sur lequel on peut se baser pour exercer un droit d'interdire des activités sur un terrain privé avec des adultes consentants. On ne peut pas les empêcher de faire des activités qui ne semblent pas très orthodoxes. Ce sont des adultes consentants. Et il n'y a pas d'enfants.»

La présence de ce camping aux activités libertines n'entraîne pas de plaintes provenant de citoyens, déclare le maire. La Sûreté du Québec y assure une surveillance comme elle le fait avec les autres campings du secteur. Le corps de police a d'ailleurs peu de choses à dire concernant ce camping. Les interventions faites par la SQ sont comparables aux autres établissements du genre.

Si la SQ n'a pas de problèmes particuliers avec le camping Adam & Ève, la Municipalité en éprouve certains avec le propriétaire des lieux. Selon Jean-Guy Hébert, la Municipalité a de la difficulté à faire respecter certains règlements administratifs. «Les discussions ne sont pas faciles. Gilles Chantal ne se conforme pas à certains règlements», raconte le maire.

Ce dernier fait état de travaux de lotissement. Il parle également de l'aspect des services d'urgence qui doivent composer avec des noms de rues particuliers. «La rue Jambes en l'air, c'est pas le genre de nom qu'on veut. Des rues sont trop étroites, il y a des rues avec des maisons sur des terrains sans lotissement. Ce n'est plus un camping. Des gens demeurent là à l'année. À ma grande surprise, c'est pas mal achalandé. Ça augmente avec les années et plus vite qu'on pensait, en popularité et en achalandage.»




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