Pas de référendum pour des chalets du lac Bellemare

Jean-Luc Bellemare ne s'empêchera pas de développer son... (François Gervais)

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Jean-Luc Bellemare ne s'empêchera pas de développer son camping, malgré la décision du conseil municipal de Saint-Mathieu-du-Parc de mettre fin au processus d'adoption d'un règlement pour permettre la construction de chalets sur sa propriété.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Mathieu-du-Parc) Le propriétaire du camping du lac Bellemare n'est pas tombé en bas de sa chaise en apprenant que le conseil municipal de Saint-Mathieu-du-Parc avait décidé, lundi soir en assemblée publique, de mettre fin au processus d'adoption d'un règlement de zonage qui aurait permis la construction de chalets sur sa propriété. Par contre, il prévient qu'il exigera un dédommagement à la Municipalité pour les frais encourus et qu'il poursuivra son développement sous une forme qui s'approchera de ce qu'il envisageait.

Le résultat de la tenue de registre, le 19 mai, a convaincu les élus de ne pas s'acharner dans ce dossier en raison de l'opposition des riverains. Une position logique, comprend Jean-Luc Bellemare.

«Ça n'avait pas d'allure d'aller en référendum», convient-il. «Ça aurait coûté de l'argent pour rien. Les gens ne nous connaissent pas. Ils n'auraient pas voté pour nous! Au village, ils entendent parler négativement de nous et moi, je n'ai pas le temps de convaincre les gens.»

M. Bellemare assure toutefois que la Municipalité ne s'en tirera pas sans conséquence. Dans son esprit, il ne fait aucun doute qu'il avait obtenu une autorisation pour construire des chalets lorsqu'il avait présenté son projet, en 2010. Le camping a été inauguré deux ans plus tard.

En 2015, il prétend qu'il s'était informé à la Municipalité pour obtenir un permis pour construire des chalets et une fois de plus, il ne semblait exister aucun problème. Il estime avoir engagé des frais de 15 000 $ pour les services d'un arpenteur et d'un ingénieur pour cette phase de développement, avant d'apprendre qu'une modification au zonage devait être adoptée pour ajouter ces chalets. Le processus d'adoption de ce règlement a rencontré une vive opposition.

«Je vais engager des procédures pour les coûts déboursés», assure M. Bellemare.

En ce qui concerne un développement subséquent, l'homme d'affaires laissera passer la haute saison avant de matérialiser son plan B.

«Ce ne sera pas des chalets comme on l'entend, mais peut-être des roulottes mobiles un peu plus grandes», réfléchit-il. «Je vais m'informer là-dessus. Je mets ça de côté pour tout de suite. Ça ira à l'automne. Mais c'est sûr et certain qu'on va agrandir le camping.»

M. Bellemare n'en veut pas aux élus. Il constate cependant qu'il faut travailler fort pour faire aboutir des projets à Saint-Mathieu-du-Parc en raison de l'opposition systématique de certains citoyens.

«Les maires qui sont passés travaillent très, très fort», constate-t-il. «Mais ils sont toujours bloqués. Les citoyens ne sont ouverts à rien. J'ai connu deux maires et ils avaient de la misère avec le développement à cause de la fermeture de citoyens. Ils dépensent beaucoup d'énergie; ça doit être très dur. Tu veux ouvrir le village à la nouveauté, mais on te met des barrières. Ça ne doit pas être évident.»




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