Aleris: le dossier rebondit à l'Assemblée nationale

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Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour, a posé une question sur le dossier d'Aleris lors de la période de question à l'Assemblée nationale, jeudi.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le dossier de l'ancienne usine Aleris du secteur Cap-de-la-Madeleine a rebondi, jeudi, à l'Assemblée nationale, lors de la période de questions. Le député de Nicolet-Bécancour Donald Martel, a interpellé le ministre de l'Environnement David Heurtel pour qu'il accélère le processus dans ce dossier et passe désormais à la phase de décontamination, pour envoyer la facture aux propriétaires plus tard.

Le député réagissait du même coup à l'envoi de l'ordonnance de réhabilitation, émise mercredi matin par le ministre à l'endroit de Gestion Alcoa et de Tim Martinez, une mesure que Donald Martel estime vide et inutile.

«Le problème à l'usine Aleris est connu depuis des années. Le gouvernement libéral a dépensé plus de 10 millions de dollars pour surveiller le site et tenter de trouver des coupables. La solution est simple: restaurer le site, puis envoyer les factures et si nécessaire, aller devant les tribunaux. Pensons aux familles de la Mauricie d'abord et avant tout», a-t-il indiqué.

En guise de réponse le ministre Heurtel s'est dit surpris de la proposition de son collègue de la CAQ, étant donné qu'il prônait davantage la politique du pollueur-payeur plutôt que de refiler la facture aux contribuables.

«Le ministre a esquivé la question. C'est épouvantable de répondre ça. Il sait très bien que le ministère a les pouvoirs de décontaminer tout de suite et de refiler la facture aux entreprises responsables ensuite. Mais visiblement, ce n'est pas leur stratégie. Pourquoi? Je vous jure que je cherche pourquoi», indique M. Martel.

Le député rappelle que la Loi sur l'environnement est un peu comme le Code criminel, c'est-à-dire qu'une entreprise qui se ferait prendre même dix ans après les faits, même si elle n'est plus propriétaire d'un bâtiment, aurait à répondre de ses actes.

«Je comprends la complicité de Pierre-Michel Auger, de se montrer satisfait de l'ordonnance émise mercredi. Mais il a le devoir de mettre de la pression. Ça va au-delà de la ligne de parti, il doit travailler pour ses citoyens», mentionne M. Martel.




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