Bénédiction des bolides du Grand Prix

De gauche à droite: Jonathan Houle, coordonnateur culturel... (Brigitte Trahan, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Jonathan Houle, coordonnateur culturel du Sanctuaire, le recteur, Pierre-Olivier Tremblay, le coureur automobile Alexandre Tagliani et le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, Dominic Fugère.

Brigitte Trahan, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap offrira pour la toute première fois une bénédiction aux voitures de course de l'édition 2017 du Grand Prix de Trois-Rivières.

Pour l'instant, l'organisation ne sait pas combien de coureurs automobiles seront au rendez-vous à cette occasion, le 10 août, mais le pilote bien connu Alexandre Tagliani entend bien s'en prévaloir.

Il faut «mettre toutes les chances de ton côté», fait-il valoir. «On a tous nos superstitions.»

Dans son cas, ça a commencé avec quelqu'un qui lui avait donné une carte avec un trèfle à quatre feuilles à l'intérieur. «Je collais ça à l'intérieur du cockpit», raconte-t-il. «Après, ce fut un médaillon. À un moment donné, mon ingénieur m'a dit: ''Il y a pas mal trop de poids dans la voiture''.»

«On est conscient d'un certain risque, d'un certain danger et tu t'attaches à certaines choses qui peuvent te faire croire que ça peut te protéger et c'est quand même bon aussi d'avoir toujours une pensée en quelque chose de plus haut», estime le célèbre coureur.

Faire bénir sa voiture de course, «ça apaise un peu le stress que ça amène aux gens alentour de toi», fait-il valoir.

L'idée de trouver un point commun entre le Grand Prix de Trois-Rivières et le Sanctuaire a surgi d'un brassage d'idées entre les deux institutions touristiques, raconte le directeur général, Dominic Fugère. «Les gens du Sanctuaire ont dit qu'ils voulaient s'orienter davantage vers un festival à saveur un peu plus culturelle. On pense que ce qu'on fait au Grand Prix, ça fait partie de la culture de Trois-Rivières», dit-il.

M. Fugère indique que les voitures de course qui seront bénies ne sont pas simplement celles qui vont participer au Grand Prix. On veut «inviter les équipes, celles qui ne courent pas chez nous, à venir faire bénir leurs voitures et bénir les pilotes», indique-t-il.

«Quand je suis devenu pilote professionnel, ma grand-mère m'envoyait avec des bouteilles d'eau bénite asperger ma voiture avant les courses», raconte Alexandre Tagliani.

«En course automobile, il ne faut pas se le cacher, le danger est à tous les virages et à tous les instants», fait valoir M. Fugère.

«On l'a vu la semaine dernière avec Guy Ouellette qui est décédé, malheureusement, à l'Autodrome Drummond, mais le même week-end Scott Dixon a vu sa voiture sciée en deux. Il en est sorti lui-même et n'avait rien. Donc, ça ne tient vraiment à pas grand-chose», plaide le directeur général.

«Les pilotes aiment mettre toutes les chances de leur côté», dit-il, persuadé que l'activité, qui se déroulera entre le rallycross et le NASCAR, lors du Grand Prix, va être «très prisée».

Alexandre Tagliani a eu droit à une visite guidée du Sanctuaire, mercredi, en compagnie du recteur Pierre-Olivier Tremblay.

Même si, tout jeune, il assistait au Grand Prix de Trois-Rivières où il a fini par courir professionnellement, «je n'avais jamais vu la Basilique», raconte-t-il.

Le coureur estime qu'en jumelant les deux événements internationaux cet été «ça va faire un peu plus de boom dans la ville».

Le Sanctuaire mise en effet de plus en plus sur le tourisme religieux pour assurer sa pérennité. Mercredi soir, on y tenait le tout premier cocktail-bénéfice auquel plus de 70 personnes ont participé. Cette participation inespérée laisse entrevoir du succès pour la campagne majeure de financement qui devrait se tenir d'ici la fin de 2018.

Le Sanctuaire a accordé un contrat de trois ans à Médiavox qui aura pour mandant de conceptualiser le plan graphique des événements, notamment des affiches et des logos.

Le Sanctuaire a profité de sa conférence de presse pour annoncer sa programmation estivale qui se déroulera notamment sur une toute nouvelle scène construite dans le sous-sol de la Basilique. Le 11 août, la scène recevra Jorane alors que Jonas y sera le 15 août.

Le Festival de l'Assomption «réussit à attirer des noms de plus en plus populaires», fait valoir Jonathan Houle, le coordonnateur culturel. «Les gens sont très fébriles de voir Jonas et gratuitement en plus», dit-il.

À l'occasion de la 16e édition de Noël en lumière, le Sanctuaire recevra Mario Pelchat, le 9 décembre et son spectacle Agnus Dei qui rassemble 10 prêtres et évêques. Le 21 décembre, ce sera au tour de Gregory Charles. Dans les deux cas, les billets sont déjà en vente.




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