Un rayonnement mondial pour Carpe Diem

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La directrice générale du Centre de ressources Carpe Diem, Nicole Poirier.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La philosophie d'accompagnement que prône le Centre de ressources Carpe Diem suscite un vif intérêt un peu partout dans le monde.

Dans le cadre de la présentation du bilan annuel de ses activités lundi soir, l'organisme trifluvien a indiqué que sa philosophie d'accompagnement des personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ne cesse d'intéresser des chercheurs et des organismes des quatre coins de la planète.

Selon la directrice générale Nicole Poirier, les formations, les collaborations à des projets de recherche et les conférences prononcées à l'étranger n'ont cessé d'augmenter en 2016-2017.

À titre d'exemple, des représentants de l'organisme se sont récemment rendus en Chine pour mettre en place une collaboration avec un groupe ayant pour mission de développer des maisons d'hébergement pour les personnes âgées et celles vivant avec la maladie d'Alzheimer. Ils ont notamment accompagné les responsables de l'organisme chinois dans leur réflexion et dans la conception des plans de ces futures maisons.

«La Chine est un pays qui se retrouve tout d'un coup face au vieillissement de sa population, et ce, sans moyens et sans connaissances pour s'occuper de ses personnes âgées [avec l'Alzheimer]. On dit souvent que les Chinois s'occupent bien de leurs aînés, mais quand ils ont l'Alzheimer, ils sont pris au dépourvu», explique Mme Poirier.

L'organisme a également pris part à un projet de recherche visant à déterminer les représentations du vieillissement chez les professionnels dans les institutions. Le chercheur responsable de ce projet, le Belge Stéphane Adam, était d'ailleurs présent à Trois-Rivières pour la rencontre de lundi soir.

Il a profité de l'occasion pour partager les résultats préliminaires de l'étude.

Une équipe de tournage française a également récemment passé quelques jours à Trois-Rivières pour s'entretenir avec des intervenants de Carpe Diem et tourner des images en préparation d'un documentaire portant sur l'enfermement des personnes âgées. Cette réalisation sera présentée sur une chaîne nationale de télévision en France.

«On a un volet international de plus en plus important. C'est une belle confirmation de ce que l'on fait», reconnaît humblement Mme Poirier.

À l'échelle locale, Carpe Diem poursuit sa mission en accompagnant les résidents de sa maison située dans le quartier Saint-Sacrement à Trois-Rivières ainsi qu'en appuyant les membres de leur famille respective. Elle prodigue aussi des conseillers et offre un service de consultation pour les proches d'autres personnes souffrant d'Alzheimer.

«Souvent, on croit que Carpe Diem, c'est seulement les 15 personnes qui habitent à la maison. Mais on a également reçu 8500 demandes d'informations et de consultations dans la dernière année au Québec. On a également fait 327 consultations avec des familles provenant de partout au Québec. Ç'a été un fait saillant de notre année», mentionne la directrice générale avant d'ajouter que son organisme a également déposé un mémoire dans le cadre des consultations entourant le projet de loi sur la maltraitance envers les aînés.

En ce qui concerne l'avenir de l'organisme, Mme Poirier soutient qu'un projet d'agrandissement de la maison trifluvienne est toujours dans les cartons.




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