Le Centre Le Havre a besoin de 30 000 $

Karine Dahan, responsable de la Fondation du Centre... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Karine Dahan, responsable de la Fondation du Centre Le Havre, et Danny Lacroix, directeur général du Havre, lancent un appel à la population et aux entreprises pour une collecte de fonds et afin de dénicher une bâtisse d'une vingtaine de chambres.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Devant l'urgence de rétablir son offre de service amputée de 23 lits après l'incendie qui a ravagé sa maison de transition de la rue Laviolette la semaine dernière, le Centre Le Havre a lancé un cri du coeur, mardi matin, afin de pouvoir trouver rapidement une bâtisse à louer d'au moins 20 chambres pour la prochaine année.

Du même coup, la Fondation du Centre Le Havre lance une collecte de fonds exceptionnelle pour amasser 30 000 $ qui serviront à payer les frais de location et d'entretien de cette bâtisse.

On se souviendra que mercredi soir dernier, un violent incendie a ravagé la ressource de 23 chambres qui abritait une vingtaine de résidents en processus de réintégration vers la société. Le Centre Le Havre, qui vient en aide aux personnes en situation de rupture sociale, a depuis réussi à retrouver un toit pour chacune de ces personnes, mais souhaite maintenant pouvoir recréer l'environnement du bâtiment de la rue Laviolette, pour le bien-être des personnes en processus de transition vers l'autonomie.

Des personnes comme Michel Bourgoin, l'un des sinistrés qui était présent mardi matin, lors du point de presse tenu par la direction du Havre. L'homme n'était pas sur place mercredi soir lorsque les flammes ont pris naissance, mais est rapidement arrivé en entendant ce qui venait de se produire.

Dans l'incendie, il a tout perdu et ne possédait plus que les vêtements qu'il portait ce soir-là. «Le plus dur, ce sont les souvenirs. J'ai perdu les photos de ma fille. Je n'ai plus rien de tout ça. Le linge, ce n'est pas grave, mais les souvenirs c'est difficile», a-t-il confié au Nouvelliste.

Pour cet homme et pour des dizaines d'autres usagers, il est impératif de reconstruire la ressource. «J'ai encore de la misère avec ça. C'était une bonne ressource, on avait des bons intervenants. Ils étaient là pour nous autres, peu importe la situation. Que ça aille bien ou non, ils étaient toujours là pour nous», raconte Michel Bourgoin.

«Le constat actuel est simple: les services de l'hébergement de stabilisation sont une pièce maîtresse de notre offre de service globale du Centre Le Havre. Les gens ont besoin d'un lieu sécuritaire pour se créer des nouvelles racines dans la communauté. Nous exprimons non seulement notre désir mais la nécessité de créer une vingtaine d'unités de stabilisation temporaires en attendant l'actualisation d'un plan de reconstruction» a indiqué le directeur général de l'organisme, Danny Lacroix.

C'est que le siège social de la rue Brébeuf constitue le centre d'hébergement d'urgence, qui reçoit plus de 1000 demandes d'aide par année. La maison de transition devenait du même coup une ressource facilitante pour désengorger le centre d'urgence. 

Déjà, le maire Yves Lévesque a annoncé mardi matin que la Ville emboîtait le pas de cette collecte de fonds et votera, lundi prochain au conseil municipal, une aide de 5000 $ pour contribuer aux besoins de l'organisme. De son côté, l'organisme COMSEP a remis un chèque de 500 $ amassé lors de la grande collecte de vendredi dernier, afin de faire sa part pour la poursuite des services du Havre.

«Nous voulons recréer temporairement les conditions d'accueil du Laviolette pour reprendre notre travail là où le feu l'a stoppé», a indiqué Karine Dahan, responsable de la Fondation du Centre Le Havre, précisant du même souffle qu'un projet de reconstruction pourrait être envisagé, mais que l'organisme ne pourra pas attendre sa concrétisation pour subvenir aux besoins des usagers et choisit donc de centrer ses énergies sur la création rapide de cette ressource temporaire.

La direction du Havre a du même coup tenu à souligner l'apport des pompiers et de la Croix-Rouge, mais également de plusieurs organismes qui ont répondu présent depuis une semaine, dont le Réseau communautaire d'habitation de la Mauricie, le Service d'Intégration au Travail, les Artisans de la paix, Ebyôn, le Bon Citoyen, la Saint-Vincent-de-Paul, le CIUSSS, la Chrysalide, COMSEP et le député Jean-Denis Girard.

Il est possible de contribuer via le site Canadon.org, dont le lien est relayé sur la page Facebook du Centre Le Havre. Un groupe a également été créé pour ce nouvel appel à la population et aux entreprises, soit le groupe «Reconstruisons tous ensemble pour le Havre».




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