Trois-Rivières hôtesse de la Journée mondiale des sourds

Les personnes sourdes ou malentendantes n'ont pas la vie facile. Leur sécurité... (Photothèque Le Soleil)

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les personnes sourdes ou malentendantes n'ont pas la vie facile. Leur sécurité peut être menacée dans certaines circonstances puisqu'elles ne peuvent capter les sons, comme une alarme d'incendie, par exemple. Elles ont de la difficulté à accéder à des emplois de qualité et la langue des signes qu'elles utilisent pour communiquer n'est comprise que par un très petit nombre de personnes. Il y a aussi un manque flagrant d'interprètes pour les aider à réaliser des activités de la vie quotidienne aussi essentielles que de poser des questions à la banque ou de discuter avec un médecin.

Tous ces défis à relever incitent le Regroupement des personnes sourdes de la Mauricie à devenir l'hôte de la Journée mondiale des sourds pour le Québec, le 23 septembre.

Des personnes sourdes ou malentendantes et leurs proches de même que les organismes qui leur viennent en aide se rassembleront pour une grande marche qui se déroulera à Trois-Rivières en après-midi afin de sensibiliser la population à la réalité de la vie avec la surdité. Entre 200 et 300 personnes sont attendues à cette occasion. L'accueil se fera vers 10 h.

La Journée mondiale des sourds a été créée en 1958. Elle est soulignée au Québec depuis une douzaine d'années, signale la coordonnatrice du RPSM, Andrée Desrosiers.

C'est la cycliste Jessica Belisle, bien connue sous le surnom de La Cyclovore pour ses exploits en parcours longs, qui est la porte-parole de l'événement cette année.

Mme Desrosiers indique qu'entre 7000 et 8000 personnes au Québec sont sourdes tandis que quelque 70 000 présentent un déficit auditif.

Mme Desrosiers indique que le Regroupement travaille avec le gouvernement dans l'objectif d'améliorer la sécurité des personnes sourdes dans les lieux publics, ce qui est possible en apportant notamment quelques modifications simples comme l'ajout d'un élément lumineux bien visible indiquant le déclenchement d'une alarme incendie, par exemple.

De nombreuses personnes sourdes ont un accès restreint à des emplois de qualité même si elles possèdent les qualifications adéquates pour les occuper. Le RPSM souhaite le développement de programmes et d'outils pour changer cette situation.

Finalement, le Regroupement souhaite que la langue de signes québécoise (LSQ) soit enseignée à l'école dès la maternelle au même titre que n'importe quelle langue seconde.




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